Archives des infos 2026 (et fin 2025)
- Eric Valenne
- 30 avr.
- 60 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 heures
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Trois nouvelles liaisons ont été lancées depuis BRU ce mois de juin
Sao Paulo avec LATAM
LATAM a inauguré sa liaison aérienne directe (et unique) entre Bruxelles et São Paulo au Brésil, rétablissant ainsi un lien aérien (vols passagers) entre la Belgique et l’Amérique latine pour la première fois depuis plus de vingt-cinq ans. Malgré un léger retard provoqué par une grève spontanée (lire réaction UPAV pluw bas) de plusieurs contrôleurs aériens de Skeyes, le premier vol a finalement quitté Brussels Airport peu après 14 heures à bord d’un Boeing 787 Dreamliner affichant un excellent taux de remplissage.
LATAM opérera désormais trois vols hebdomadaires entre Bruxelles et São Paulo, les mardi, jeudi et dimanche.
Inutile de rappeler que ce vol est une opportunité majeure pour le tourisme belge et que cette nouvelle desserte représente un atout considérable tant pour les voyageurs d’affaires que pour les touristes en simplifiant l’accès au Brésil tout en renforçant l’attractivité de Brussels Airport sur le segment long-courrier. La communauté brésilienne installée en Belgique bénéficie également d’une connexion directe particulièrement attendue.
Kilimanjaro avec Brussels Airlines
Le mercredi 3 juin 2026, premier vol de Brussels Airlines sur le Kilimandjaro (Tanzanie). La plus haute montagne d’Afrique est une destination prisée notamment par les randonneurs en mal d'exotisme et de pure nature. L'aéroport tout proche y sert de porte d’entrée vers le parc national du Serengeti et la zone de conservation du Ngorongoro, lesquels sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Brussels Airlines dessert donc l’aéroport du Kilimandjaro à raison de deux vols par semaine (mercredi et samedi) en Airbus A330-300 (288 passagers). Au retour, l’appareil effectue une escale à Nairobi, au Kenya. Grâce à cette extension, Brussels Airlines poursuit son développement sur le continent africain au sein du goupe Lufthansa.
Il s’agit de sa cinquième destination en Afrique de l’Est, après Entebbe (Ouganda), Kigali (Rwanda), Bujumbura (Burundi) et Nairobi (Kenya). La compagnie dessert ainsi au total 18 destinations en Afrique subsaharienne.
Halifax avec Air Canada
À partir du 18 juin 2026, Air Canada lancera une nouvelle liaison saisonnière directe entre Bruxelles et Halifax, capitale de la province canadienne de la Nouvelle-Écosse. La compagnie opérera trois vols par semaine jusqu'au début septembre 2026.
Cette nouvelle route constitue une première pour Air Canada entre les deux villes et vient renforcer l'offre transatlantique de Brussels Airport. Elle s'inscrit dans une stratégie visant à mieux connecter l'Europe à l'Est canadien, une région encore relativement méconnue du grand public belge mais particulièrement attractive pour le tourisme nature, les road trips et l'observation de la faune maritime.
Une porte d'entrée vers les provinces atlantiques
Halifax est souvent considérée comme la porte d'entrée idéale vers les provinces maritimes du Canada :
Nouvelle-Écosse
Nouveau-Brunswick
Île-du-Prince-Édouard
Terre-Neuve-et-Labrador
La destination séduit par ses paysages côtiers spectaculaires, ses villages de pêcheurs, ses phares emblématiques, sa gastronomie marine et ses célèbres routes panoramiques comme le Cabot Trail. Grâce à cette liaison directe, les voyageurs belges pourront rejoindre la côte atlantique canadienne en un peu plus de sept heures de vol.
Une nouvelle étape pour Brussels Airport
L'arrivée d'Air Canada à Halifax s'ajoute aux autres nouveautés intercontinentales de l'été 2026, parmi lesquelles :
São Paulo avec LATAM Airlines (3 vols hebdomadaires),
Kilimandjaro avec Brussels Airlines,
plusieurs nouvelles destinations européennes.
Selon Brussels Airport, ces nouvelles routes portent à 41 le nombre de destinations intercontinentales directes proposées depuis Bruxelles.
Les Belges maintiennent le cap sur les vacances malgré les incertitudles
Malgré un contexte économique et géopolitique marqué par de nombreuses incertitudes et hausses des carburans, les Belges ne semblent pas prêts à renoncer à leurs vacances d'été. C’est ce que révèle le baromètre estival de l'UPAV, qui met en évidence une stabilité du nombre de départs ainsi qu’une augmentation du budget consacré aux voyages.
Sans surprise, l’Espagne conserve sa position de destination favorite des voyageurs belges pour l’été 2026. Le pays du flamenco devance la France, la Grèce et la Turquie dans les préférences des vacanciers. La Grèce poursuit quant à elle sa progression avec une hausse de 1,5 % des réservations et dépasse désormais la Turquie au classement. L’Italie enregistre également une belle performance en séduisant davantage de voyageurs avec une progression de 3,3 %.

À l’inverse, certaines destinations enregistrent un recul marqué. La Turquie voit ses réservations diminuer de 13 %, une tendance qui s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient et de hausse des coûts énergétiques. Les États-Unis connaissent également une baisse significative de leur attractivité, avec 18 % de voyageurs belges en moins par rapport à l’été précédent.
Pour Sébastien Crucifix, secrétaire général de l’UPAV, cette situation confirme que les vacances demeurent une priorité pour les ménages belges. « Les vacances d’été restent sacrées pour les Belges », souligne-t-il. Cette volonté de partir se traduit notamment par des réservations effectuées de plus en plus tôt : 90 % des voyages sont aujourd’hui réservés au minimum trois mois avant le départ.
Cette priorité accordée aux congés se reflète également dans les dépenses. Le budget moyen consacré aux vacances estivales atteint désormais 1.690 euros par personne, soit une augmentation de 5 % par rapport à l’an dernier. Pour un voyage à forfait en Europe, les Belges prévoient en moyenne un budget de 1.835 euros. Pour les destinations intercontinentales, cette enveloppe grimpe à 3.803 euros.
Au-delà du traditionnel trio soleil-mer-plage, les attentes des voyageurs évoluent. L’UPAV constate une demande croissante pour des expériences enrichissantes et des activités sur place. Les excursions, balades à vélo ou en kayak, cours de cuisine, découvertes gastronomiques ou encore événements culturels figurent parmi les prestations les plus recherchées.
Cette évolution des comportements explique notamment les bonnes performances de la Grèce et de l’Italie. « Nous constatons que de nombreux Belges recherchent cet été, outre le soleil, la mer et la plage, des expériences culturelles et gastronomiques. Ces deux pays disposent d’atouts majeurs pour répondre à ces attentes », analyse Sébastien Crucifix.
Le classement des dix destinations estivales les plus populaires auprès des Belges est complété par le Portugal, les États-Unis, l’Autriche, l’Allemagne et la Belgique, qui continue de séduire une partie des vacanciers adeptes du tourisme de proximité.
Et encore une grève dans le secteur aérien !
Alors que l’on croyait être sorti de cette période de grèves, voilà que « l’on a remis ça » lundi 2 juin (contrôleurs aériens Skeyes de Wallonie) et encore ce lundi matin 15 juin (aviapartners à Zaventem)…
Et si l’on est d’accord avec le principe de la grève, il faut bien reconnaître que certains sembleraient en abuser sans en calculer les conséquences. Car elles peuvent être lourdes et sont souvent, hélas, assumées par les agences de voyages.
Et nous en profitons pour réitérer et diffuser à nouveau le message de l’UPAV lors de la… grève du 24 octobre 2025 que nous republions ci-dessous:
Message et revendication de l'UPAV
Deux mesures urgentes sont demandées :
• Mettre en place un service minimum dans les aéroports belges, pour éviter la paralysie totale lors des mouvements sociaux ;
• Reconnaître officiellement les grèves comme cas de force majeure, afin que les agences de voyages n’endossent plus seules la responsabilité et la charge financière d’événements qu’elles ne contrôlent pas.
À chaque mouvement social, des centaines de professionnels se retrouvent en première ligne pour gérer les annulations, réorganiser les séjours, rassurer les clients et trouver des alternatives — sans être responsables des perturbations. Ces grèves ne se limitent pas à une journée de blocage: elles entraînent des semaines de travail supplémentaire, des pertes économiques considérables et une confiance fragilisée des clients.
Depuis le début de l’année, six actions syndicales nationales ont déjà eu un impact direct sur les aéroports belges, affectant des centaines de milliers de passagers et générant plus de 100 millions d’euros de pertes pour l’économie.
Entre janvier et avril, 180 000 passagers ont été touchés rien qu’à Brussels Airport.
Sébastien Crucifix, secrétaire général de l’UPAV, précise: «Le droit de grève est légitime, mais il ne peut pas devenir le droit de prendre en otage tout un pays. Quand un aéroport s’arrête, ce ne sont pas seulement des vacances ou des voyages d’affaires qui tombent à l’eau. Ce sont aussi des voyageurs qui ratent un entretien, une cérémonie, parfois même un dernier adieu. Il est temps de mettre fin à cette disproportion.»
Il faut rétablir l’équilibre entre libertés et responsabilités car face à cette répétition de crises, l’UPAV (upav.be), avec la VVR (vvr.be) et la BTC (belgian travel-confederation.be), appelle à un débat de fond sur la proportionnalité du droit de grève et la protection du droit de circuler librement.
Deux mesures urgentes sont demandées :
• Mettre en place un service minimum dans les aéroports belges, pour éviter la paralysie totale lors des mouvements sociaux ;
• Reconnaître officiellement les grèves comme cas de force majeure, afin que les agences de voyages n’endossent plus seules la responsabilité et la charge financière d’événements qu’elles ne contrôlent pas.
« Il faut protéger les droits des travailleurs, bien sûr. Mais il faut aussi protéger ceux qui veulent travailler, voyager ou simplement exercer leur activité économique. Aujourd’hui, c’est l’équilibre entre ces libertés qui est rompu », conclut Sébastien Crucifix.
Une nouvelle évaluation des répercussions économiques et humaines sera réalisée après la grève du 14 octobre
Principales actualités B2B du tourisme mondial en ce milieu de juin 2026
Avec un angle particulièrement intéressant pour les professionnels du voyage, TO, agences et transporteurs.
✈️ 1. Le Moyen-Orient continue d'influencer les réservations mondiales
L'annonce d'un accord préliminaire entre les États-Unis et l'Iran a immédiatement rassuré les marchés financiers et les acteurs du tourisme. Les compagnies aériennes et les entreprises du voyage ont vu leur valorisation progresser, les professionnels espérant une stabilisation durable des routes aériennes et des prix du carburant.
Pour les agences, cela signifie probablement un retour progressif de la confiance sur les itinéraires transitant par le Golfe.
🇪🇺 2. Le nouveau système EES européen inquiète la profession
Le système européen d'enregistrement biométrique des voyageurs non-européens (EES) provoque déjà des files d'attente dans plusieurs aéroports et ports européens. Selon les experts, les perturbations pourraient durer jusqu'à deux ans avant une stabilisation complète.
Le WTTC estime que jusqu'à 41 millions d'arrivées internationales pourraient être affectées si les temps d'attente deviennent excessifs.
Pour les tour-opérateurs et agences réceptives, il s'agit probablement du principal défi opérationnel de l'été 2026 en Europe.
⚽ 3. Coupe du Monde 2026 : la réalité est plus contrastée que prévu
Alors que l'événement devait générer un énorme afflux touristique aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les premiers indicateurs sont décevants :
billets très chers ;
procédures de visa complexes ;
réservations aériennes en retrait ;
performances hôtelières inférieures aux attentes dans plusieurs villes hôtes.
À l'inverse, les locations de courte durée et l'économie collaborative profitent davantage de l'événement.
Un sujet à suivre de près pour les voyagistes sportifs.
🇺🇸 4. Les États-Unis cherchent à redorer leur image touristique
Face à la baisse des visiteurs internationaux, l'administration américaine a lancé une campagne destinée à rassurer les voyageurs étrangers. Plusieurs marchés européens affichent un recul des réservations vers les États-Unis pour l'été 2026.
Les professionnels observent cependant une tendance croissante aux réservations de dernière minute plutôt qu'un effondrement de la demande.
🌍 5. Le tourisme mondial poursuit sa croissance
Les dernières données d'UN Tourism montrent une progression de 2 % des arrivées internationales au premier trimestre 2026, malgré les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques.
L'organisation prévoit une croissance mondiale comprise entre 3 % et 4 % pour l'ensemble de l'année 2026.
Le WTTC estime quant à lui que le tourisme mondial continuera à croître plus rapidement que l'économie mondiale durant la prochaine décennie.
🏨 6. Le luxe continue de tirer l'hôtellerie vers le haut
Une tendance forte se confirme : le segment luxe surperforme largement le reste du marché hôtelier mondial.
Les groupes hôteliers constatent une hausse des revenus et de la demande sur le haut de gamme, tandis que les segments milieu de gamme évoluent plus lentement.
Pour les agences premium et spécialistes du voyage expérientiel, la tendance reste extrêmement favorable.
🎓 7. L'essor spectaculaire de l'« edu-tourisme »
Le tourisme éducatif devient l'un des segments les plus dynamiques du secteur.
Le marché mondial pourrait quasiment doubler d'ici 2030. Des destinations comme Townsville, en Australie, investissent déjà massivement dans les voyages liés à la recherche scientifique, à la biodiversité et à l'apprentissage expérientiel.
Une niche à surveiller pour les voyagistes spécialisés, groupes scolaires et MICE.
✈️ 8. Forte activité sur les nouvelles liaisons aériennes
Le mois de juin 2026 voit l'ouverture d'une cinquantaine de nouvelles routes aériennes internationales, avec un accent particulier sur les liaisons Europe-Asie.
Parmi les développements récents :
reprise de certaines liaisons vers l'Arabie saoudite ;
renforcement des connexions Europe-Asie ;
multiplication des ouvertures de marchés secondaires.
Une bonne nouvelle pour les agences à la recherche de nouvelles opportunités de production.
🌱 9. Le tourisme régénératif s'impose
Après le développement durable, l'industrie parle désormais de tourisme régénératif :
reforestation ;
soutien aux communautés locales ;
agritourisme ;
nouvelles expériences nature ;
tourisme hors saison.
Les destinations cherchent désormais à démontrer un impact positif plutôt qu'une simple réduction de leur empreinte environnementale.
Ce qu'il faut retenir
Les trois dossiers majeurs du moment sont :
Les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l'aérien et les réservations.
Les perturbations liées au système EES en Europe.
Les premiers enseignements économiques contrastés de la Coupe du Monde 2026.
En parallèle, les perspectives mondiales restent positives avec une croissance continue de la demande, un dynamisme du luxe, l'émergence de l'edu-tourisme et de nombreuses nouvelles routes aériennes.
Ces sujets constituent actuellement les principaux thèmes discutés dans les réseaux professionnels, salons et médias spécialisés du secteur touristique.
Crise Ebola
Depuis la mi-mai, une épidémie liée à une souche rare du virus Ebola, à savoir le variant Bundibugyo touche la province de l’Ituri (République démocratique du Congo) et se retrouve également en Ouganda avec plusieurs cas à Kampala. Face à la progression jugée rapide de la situation, l’OMS a enclenché une alerte sanitaire internationale. Déjà plus de 500 cas suspects et 134 décès ont déjà été confirmés. Il faut savoir qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible pour cette souche.
Cette situation commence également à affecter le secteur touristique. Les États-Unis ont placé la RDC et l’Ouganda au niveau maximal d’alerte (« ne pas voyager »), tandis que le Rwanda voisin a vu ses recommandations de voyage durcies. Des restrictions d’entrée sur le territoire américain ont également été mises en place pour certains voyageurs ayant récemment transité dans ces pays.
Pour l’Afrique de l’Est, l’impact intervient à un moment particulièrement sensible, juste avant la haute saison touristique. Des professionnels du secteur signalent déjà des annulations, notamment pour des destinations emblématiques comme les circuits gorilles en Ouganda et au Rwanda. En revanche, des pays comme le Kenya ou la Tanzanie ne sont actuellement concernés par aucune mesure liée à Ebola.
L’OMS insiste toutefois sur l’absence de justification scientifique à des fermetures de frontières et estime que le risque reste limité à l’échelle mondiale. Les autorités sanitaires françaises recommandent néanmoins une vigilance accrue aux voyageurs revenant des zones concernées, avec une surveillance des symptômes pendant une période de 21 jours.
Le voyage change : IA, rail et séjours plus longs redessinent les vacances 2026
Le voyage n’est plus uniquement une question de destination. En 2026, les habitudes des voyageurs évoluent rapidement et les professionnels du tourisme voient apparaître de nouveaux comportements qui pourraient redessiner durablement le marché.
Nouveaux défis à gérer pour les agents de voyages...
Entre intelligence artificielle, essor du rail, séjours plus longs, fuite du surtourisme et recherche d’expériences plus personnalisées, les agences et tour-opérateurs doivent désormais composer avec un client aux attentes différentes.
La première évolution majeure concerne l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle dans la préparation des voyages. Longtemps limitée aux comparateurs de prix ou aux moteurs de recherche classiques, l’IA devient progressivement un véritable assistant personnel ou bien un outil indispensable aux créateurs de voyages. Les voyageurs l’utilisent également pour construire leur itinéraire, trouver des logements et des activités (parfois suggérées et adaptées à leur profil), optimiser leur budget.
Selon plusieurs études récentes sur les tendances touristiques, près d’un voyageur sur cinq utilise déjà des outils intégrant l’intelligence artificielle pour préparer une partie de son séjour. L’outil ne remplace toutefois pas l’expertise humaine (ouf!): il agit davantage comme une source d’inspiration rapide. Pour les agences de voyages, cela ouvre une nouvelle réflexion: comment conserver la valeur ajoutée du conseil professionnel lorsque le client arrive déjà avec un itinéraire presque entièrement construit ? Là où ça peut jouer positivement, c'est que l'agent de voyages peut également utiliser l'IA de son côté. Avec au moins un coup d'avance: la gestion des résas, vols, hôtels, DMC, assurances... sont des paramètres que le particulier ne maîtrise pas (encore) et sur lesquels l'agence de voyages a la connaissance, l'expertise et la gestion.
Dans un autre registre, les modes de transport évoluent un peu. Comme le rail qui continue de gagner du terrain dans les habitudes de déplacement. La combinaison de préoccupations environnementales, de contraintes opérationnelles dans l’aérien et de nouvelles offres ferroviaires contribuent à cette progression.
L’Union européenne travaille d’ailleurs sur des systèmes visant à simplifier les réservations ferroviaires transfrontalières grâce à un billet unique. L’objectif : permettre au voyageur d’acheter un trajet complet entre plusieurs pays avec davantage de simplicité et de garanties en cas de perturbation.
Cette évolution pourrait progressivement modifier certaines habitudes pour les voyages courts et moyen-courriers. Des villes comme Paris, Amsterdam, Cologne, Londres ou Zurich deviennent de plus en plus accessibles par le rail depuis la Belgique.
Autre tendance qui s’affirme : la durée des séjours augmente.
Après plusieurs années marquées par une multiplication des courts city-trips, de nombreux voyageurs semblent désormais privilégier moins de déplacements mais des expériences plus longues. A l'inverse de ce que lon a connu ces dernières années.
Les professionnels observent notamment :
• davantage de séjours de 10 à 14 jours ;
• une augmentation des voyages combinant travail et loisirs: bleisure;
• une recherche plus forte d’expériences locales ;
• une volonté de ralentir le rythme.
Le voyage devient davantage une expérience immersive qu’une succession d’activités programmées.
La tendance dite de la « coolcation » poursuit également sa progression. Face aux vagues de chaleur répétées dans plusieurs régions méditerranéennes, une partie des voyageurs recherche des destinations aux températures plus modérées.
Les pays nordiques et scandinaves, certaines régions alpines ou encore des destinations comme l’Écosse, la Norvège ou les pays baltes attirent davantage l’attention.
Les tour-opérateurs commencent d’ailleurs à adapter leur offre en mettant en avant :
des circuits nature ;
des destinations moins fréquentées ;
des expériences de bien-être ;
des activités de plein air.
Pour les agences de voyages, ces évolutions représentent à la fois un défi et une opportunité. Et ce qui joue en faveur des agents de voyages, c'est que si l’IA facilite l’accès à l’information, elle ne remplace ni l’expertise humaine ni la connaissance du terrain et des produits complexes. Les voyageurs continuent pour la plupart à rechercher de la sécurité, du conseil et un accompagnement humain, notamment pour les itinéraires multi-destinations ou bien les voyages à forte valeur ajoutée.
L’enjeu pour les professionnels sera probablement moins de lutter contre ces nouvelles technologies que de les intégrer intelligemment dans leur propre offre.
Car au-delà des outils, une chose semble claire: en 2026, le voyage ne consiste plus seulement à partir quelque part. Il s’agit surtout de voyager autrementCrise Ebola
Depuis la mi-mai, une épidémie liée à une souche rare du virus Ebola, à savoir le variant Bundibugyo touche la province de l’Ituri (République démocratique du Congo) et se retrouve également en Ouganda avec plusieurs cas à Kampala. Face à la progression jugée rapide de la situation, l’OMS a enclenché une alerte sanitaire internationale. Déjà plus de 500 cas suspects et 134 décès ont déjà été confirmés. Il faut savoir qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible pour cette souche.
Cette situation commence également à affecter le secteur touristique. Les États-Unis ont placé la RDC et l’Ouganda au niveau maximal d’alerte (« ne pas voyager »), tandis que le Rwanda voisin a vu ses recommandations de voyage durcies. Des restrictions d’entrée sur le territoire américain ont également été mises en place pour certains voyageurs ayant récemment transité dans ces pays.
Pour l’Afrique de l’Est, l’impact intervient à un moment particulièrement sensible, juste avant la haute saison touristique. Des professionnels du secteur signalent déjà des annulations, notamment pour des destinations emblématiques comme les circuits gorilles en Ouganda et au Rwanda. En revanche, des pays comme le Kenya ou la Tanzanie ne sont actuellement concernés par aucune mesure liée à Ebola.
L’OMS insiste toutefois sur l’absence de justification scientifique à des fermetures de frontières et estime que le risque reste limité à l’échelle mondiale. Les autorités sanitaires françaises recommandent néanmoins une vigilance accrue aux voyageurs revenant des zones concernées, avec une surveillance des symptômes pendant une période de 21 jours.
Lufthansa accélère l’intégration de ITA Airways
C'est l'une des infos majeures de ce mois-ci : le groupe Lufthansa Group a annoncé vouloir augmenter sa participation dans ITA Airways de 41 % à 90 %, via l’acquisition de 49% supplémentaires pour environ 325 millions d’euros. L’État italien conserverait temporairement 10 %.
Intégration plus rapide que prévu
Selon le CEO de Lufthansa, l’intégration avance plus vite que les prévisions initiales. Plusieurs éléments sont déjà visibles :
systèmes de réservation progressivement harmonisés ;
accès croisés aux salons ;
coopération commerciale renforcée ;
intégration des programmes de fidélité ;
rapprochement opérationnel des hubs.
Fin du programme Volare, arrivée de Miles & More
Le programme de fidélité Volare est progressivement remplacé par le système Miles & More du groupe Lufthansa. Les passagers ITA peuvent désormais entrer dans l’écosystème fidélité du groupe allemand.
Changement d’alliance : SkyTeam → Star Alliance
ITA a quitté progressivement l’univers SkyTeam pour se rapprocher du réseau Lufthansa. Son intégration dans Star Alliance est devenue l’un des grands chantiers stratégiques de 2026. Cela implique davantage de synergies avec des compagnies comme :
Développement du long-courrier
ITA travaille aussi sur une accélération de sa flotte long-courrier avec davantage d’appareils gros-porteurs d’ici 2027. Rome-Fiumicino devrait devenir un hub stratégique renforcé pour l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et certaines destinations asiatiques.
Airtip cesse ses activités... (communiqué 15 mai 2026)
mais tout d'abord, courage à tous les collègues d'Airtip
Un communiqué laconique est tombé vendredi 15 mai...
"Nous vous informons qu’Airtip cessera toutes ses activités à compter du 31 décembre 2026.
En conséquence, aucune nouvelle réservation ne sera acceptée à partir du 1er juin 2026. À partir de cette date, notre centre d’appels restera uniquement disponible par email pour le support des réservations existantes.
Airtip reste pleinement engagé à assurer le service de toutes les réservations confirmées.
Un second email va suivre avec les modalités durant cette période de transition.
Nous vous remercions sincèrement pour la confiance que vous avez accordé à notre équipe au fil des années. Pour toute question complémentaire, veuillez contacter broker@airtip.be
Cordialement," fin du communiqué
Fondée en 1984, Airtip s’est imposée comme un acteur pionnier de la consolidation aérienne pour les agences de voyages non-IATA en Belgique, en mutualisant les volumes afin d’obtenir de meilleures conditions tarifaires.
Rachetée ensuite par CWT Wagonlit Belgium, (puis il y a 10 mois par American Express Global Business Travel (Amex GBT), la société avait développé des outils technologiques innovants et des services personnalisés pour les agences indépendantes.
Airtip défendait également une vision européenne du courtage aérien, en se positionnant comme une alternative face à la montée des ventes directes des compagnies aériennes.
Sur le site Airtip – Exclusively made for travel agencies,
des infos et un Q/A
1. Qu’est-ce qui change chez Airtip ?
Airtip cessera progressivement ses activités, avec un arrêt complet au 31 décembre 2026.
2. Puis-je encore effectuer une nouvelle réservation ?
Non, aucune nouvelle réservation ne sera possible à partir du 29 mai 2026. L’accès Airtip online sera coupé au 29 mai 2026.
3. Que devient ma réservation existante ?
Votre réservation reste entièrement valable. Votre voyage sera assuré comme prévu jusqu’à votre retour.
4. Le service client est-il toujours disponible ?
Un service minimum de permanence restera disponible pour vous accompagner concernant les réservations existantes par Email uniquement : broker@airtip.be Les lignes téléphoniques seront coupées au 29 mai au soir. La permanence sera disponible du lundi au vendredi uniquement de 10h à 16h. Le service ou réponses seront assurés dans un délai de 72h.
5. Mon voyage va-t-il se dérouler normalement ?
Oui, Il n’y a aucun impact sur les voyages en cours ou confirmés.
6. Dois-je faire quelque chose ? Aucune action n’est requise pour vos réservations déjà émises. Pour vos nouvelles réservations, nous vous recommandons de prévoir un prestataire alternatif. Vos domiciliations et votre carte de paiement doivent rester actives jusqu’à la fin des réservations effectuées avec Airtip, et au minimum 7 mois après votre dernier retour, afin de couvrir d’éventuelles opérations après-vente.
7. Puis-je encore modifier ma réservation ? Oui, les modifications restent possibles selon les conditions applicables à votre réservation.
8. Qui puis-je contacter en cas de question ? Vous pouvez nous contacter par email sur broker@airtip.be , nos lignes seront coupées à partir du 29 mai au soir.
9. Les services sont-ils garantis jusqu’à la fin du voyage ? Oui, nous nous engageons à assurer le bon déroulement de tous les voyages confirmés.
En rapport avec le rachat par AMEX De CWT La cessation d’activités d’Airtip illustrerait la concentration accélérée du secteur travel tech autour de géants comme American Express Global Business Travel, renforcés par le rachat de CWT (et des investissements massifs dans l’IA). Face à ces plateformes intégrées capables d’automatiser réservations, gestion et dépenses, les acteurs plus petits peineraient à suivre technologiquement et financièrement. Le marché entrerait désormais dans une phase où seules les structures disposant d’une taille critique, de données et d’outils IA avancés semblent pouvoir survivre.
Davantage d'infos très bientôt
Vers le chaos cet été à BRU ?
Selon son CEO Arnaud Feist, l’aéroport de Bruxelles et ses passagers pourraient subir de graves perturbations cet été en raison de l’aggravation des retards dus aux contrôles des passeports. Qualifiant la situation actuelle de «totalement inacceptable» Arnaud Feist met en garde contre un possible « chaos » estival en raison des retards aux contrôles frontaliers. Selon le CEO, les longues files d’attente pour les voyageurs non-Schengen sont déjà devenues un sérieux problème opérationnel et de sécurité, certains passagers devant attendre plusieurs heures aux contrôles frontaliers.
"La situation pourrait dégénérer en « chaos total » durant la haute saison des vacances si des mesures supplémentaires ne sont pas rapidement mises en place."
L’un des facteurs expliquant ces retards est le nouveau système européen Entry/Exit System (EES) qui introduit des contrôles biométriques supplémentaires -tels que la prise d’empreintes digitales et la reconnaissance faciale- pour les voyageurs entrant dans l’espace Schengen depuis des pays hors Union européenne. Il faut savoir que la Belgique avait déjà temporairement reporté le déploiement complet de ce système en mars dernier, en raison des craintes de perturbations.
Arnaud Feist a indiqué également que le problème reste le manque chronique d’effectifs au sein de la police fédérale chargée du contrôle aux frontières, avec un niveau de personnel estimé à environ 25 % en dessous des besoins à l’aéroport!
Pour réduire la congestion, les autorités envisagent d’étendre l’utilisation des portiques automatiques e-gates tandis que le gouvernement fédéral a promis des renforts policiers supplémentaires pendant la période estivale. Arnaud Feist a insisté sur le fait qu’il faut désormais des actions concrètes — et non de simples annonces — afin d’éviter de graves problèmes opérationnels ainsi qu’un préjudice d’image pour Brussels Airport et pour la Belgique durant la saison estivale très chargée.
La Chine toujours mieux reliée...
Il y a peu, nous étions à la fête de lancement des vols Air China vers PEK et TFU. Et avant cela, c'était Hong Kong qui était à nouveau reliée en grande pompe à BRU par Cathay Pacific... Et c'est une bonne chose que cet appel d'air vers la Chine. Car après plusieurs années de ralentissement post-Covid, cet immense pays réinvestit massivement l'Europe et le marché belge (business et leisure) avec de nouvelles liaisons directes toutes récentes vers Pékin, Chongqing, Chengdu, Hongkong, Shenzhen et Shanghai !
Le retour des compagnies chinoises à Brussels Airport marque dès lors un nouvel essor pour le transport aérien belge et les relations entre l’Europe et l’Asie. La principale nouveauté vient d’Air China (ne pas confondre avec China Airlines, de Taiwan) qui a officiellement relancé ses opérations à Bruxelles il y a deux mois. Depuis le 24 mars en effet, la compagnie assure des vols directs entre Brussels Airport et Beijing (PEK), d’abord à raison de cinq fréquences hebdomadaires avant un passage en quotidien pour la saison été.
Cette ligne stratégique replace Bruxelles dans le réseau long-courrier chinois et vise autant la clientèle affaires avec les institutions européennes, les entreprises belges actives en Chine et le trafic diplomatique qui constituent une part importante de cette demande. Les vols sont opérés en Airbus A330-200 avec un temps de trajet d’environ dix heures. L’autre grande nouveauté concerne Chengdu, immense métropole de l’ouest chinois et capitale du Sichuan. Air China relie donc Bruxelles à Chengdu Tianfu (TFU) à raison de trois vols par semaine également en Airbus A330-300. Cette destination intéresse particulièrement les secteurs technologiques, industriels et cargo.
Brussels Airport voit dans cette expansion chinoise un axe majeur de son développement intercontinental. L’aéroport belge compte désormais plusieurs connexions vers la Chine, avec également la présence de Hainan Airlines, déjà active sur Pékin, ainsi que d’autres opérateurs chinois comme Juneyao Air et Cathay Pacific.
Le retour de ces capacités devrait stimuler le tourisme, les échanges commerciaux et les activités MICE entre la Belgique et l’Asie. Les professionnels du voyage s’attendent également à une concurrence tarifaire accrue et à un meilleur accès aux correspondances vers le reste du continent asiatique.
Été 2026 : les Belges veulent toujours partir… mais autrement
Malgré les tensions géopolitiques, l’inflation persistante, les perturbations aériennes et les inquiétudes climatiques, les Belges ne semblent pas prêts à renoncer aux vacances. Même si les différentes études et baromètres (notamment par europ assistance) publiés ces dernières semaines dessinent un voyageur plus prudent, plus stratégique et plus attentif à la sécurité, au budget et au confort climatique.
Selon plusieurs enquêtes sectorielles, près de trois Belges sur quatre envisagent de partir cet été. Une stabilité remarquable dans un contexte international pourtant particulièrement tendu. Il est vrai que depuis le début de l’année 2026, le secteur touristique évolue dans un climat d’incertitude marqué par les tensions au Moyen-Orient, la hausse spectaculaire des coûts du transport aérien, les grèves, les craintes liées aux vagues de chaleur et de surtourisme, etc.
Ceci dit, si les Belges continuent de voyager, ils changent progressivement leurs habitudes. Pendant longtemps, le prix et le soleil dominaient largement les critères de choix. Mais en 2026, la sécurité géopolitique s’impose désormais parmi les préoccupations prioritaires des voyageurs belges.
Les tensions internationales, les fermetures temporaires d’espaces aériens au Moyen-Orient, les rapztriements longs et coûteux, les reports ou annulations de vols ainsi que les images de chaos dans certains grands hubs internationaux ont laissé des traces dans l’esprit du public.
Résultat : de nombreux voyageurs privilégient aujourd’hui des destinations perçues comme plus stables, accessibles et rassurantes. Les 3/4 vont rester en Europe. Une prudence qui bénéficie clairement aux destinations européennes classiques, mais aussi au tourisme de proximité, voire au "staycation".
La France reste la destination favorite des Belges, devant l’Espagne. Mais l’Italie, le Portugal et certaines régions d’Europe centrale continuent également d’attirer une clientèle à la recherche d’un équilibre entre dépaysement, accessibilité et sécurité.

Le retour du tourisme de proximité
Autre tendance marquante : le retour en force des vacances proches du domicile. Après plusieurs années dominées par le “revenge travel” post-pandémie et la multiplication des longs courriers, les Belges redécouvrent les avantages des séjours régionaux ou accessibles en voiture.
Les raisons sont nombreuses :
meilleure maîtrise du budget,
flexibilité,
réduction du stress lié aux transports,
possibilité de réserver plus tardivement,
moindre dépendance aux perturbations aériennes.
La côte belge, les Ardennes, le nord de la France ou encore certaines destinations nature en Allemagne et aux Pays-Bas bénéficient clairement de cette évolution.
La voiture conserve d’ailleurs une place centrale dans les habitudes touristiques des Belges. Malgré les ambitions environnementales affichées au niveau européen, l’automobile reste le moyen de transport préféré d’une grande partie des vacanciers, loin devant le train dans de nombreux cas.
Autre phénomène, la “coolcation” gagne du terrain
L’été 2026 confirme également l’émergence d’une nouvelle tendance: la “coolcation”. Ce concept consiste à privilégier des destinations plus fraîches afin d’éviter les canicules et le surtourisme méditerranéen.
Les vagues de chaleur répétées dans le sud de l’Europe, les incendies et les températures parfois extrêmes ont poussé certains voyageurs à revoir leurs priorités. Les pays nordiques, les régions montagneuses ou les destinations nature plus tempérées gagnent en visibilité.
La Suède, la Norvège, la Finlande, l'Islande mais aussi les pays baltes séduisent désormais une clientèle belge en quête de fraîcheur, d’espaces naturels et d’expériences plus durables.
La Dalécarlie en Suède, par exemple, s’impose progressivement comme une destination emblématique de cette nouvelle manière de voyager: nature omniprésente, lacs, forêts, activités en plein air et températures plus agréables durant l’été.
Les Belges adaptent leur budget sans supprimer les vacances
L’inflation continue néanmoins à influencer fortement les comportements. Les ménages belges restent prudents dans leurs dépenses et cherchent davantage à optimiser leur budget vacances.
Le budget moyen consacré aux vacances d’été recule légèrement en 2026 par rapport à l’année précédente. Mais plutôt que de renoncer aux départs, les voyageurs adaptent leur manière de consommer :
séjours plus courts,
réservations anticipées,
hébergements alternatifs,
limitation des dépenses annexes,
un seul grand voyage au lieu de plusieurs escapades.
Le secteur du voyage observe également une sensibilité accrue aux promotions, aux offres flexibles et aux garanties d’annulation.
L’intelligence artificielle entre dans les habitudes de voyage
Autre évolution notable : l’usage croissant de l’intelligence artificielle dans la préparation des séjours. Une partie croissante des voyageurs belges utilise désormais des outils conversationnels et des assistants numériques pour organiser leurs vacances.
Recherche d’itinéraires, suggestions d’activités, comparaison de destinations, création de programmes personnalisés : l’IA devient progressivement un nouvel outil d’inspiration touristique.
Cette évolution pourrait modifier à moyen terme la manière dont les voyageurs recherchent l’information et interagissent avec les agences de voyages et les professionnels du tourisme.
Un tourisme à deux vitesses
Enfin, derrière les chiffres globalement positifs, une réalité sociale demeure : une partie importante de la population belge ne partira pas cet été. Pour certains ménages, la hausse du coût de la vie rend les vacances plus difficiles d’accès.
Le tourisme belge de 2026 apparaît ainsi plus contrasté que jamais. Entre voyageurs prudents mais toujours désireux de partir, montée du tourisme de proximité, recherche de fraîcheur climatique et arbitrages budgétaires, les vacances restent une priorité… mais sous une forme de plus en plus réfléchie.
Pour les professionnels du tourisme, cette évolution impose une adaptation rapide : davantage de flexibilité, de sécurité, de personnalisation et une communication rassurante deviennent désormais des éléments essentiels pour séduire le voyageur belge de l’été 2026.
Les flyers, super tendance
Quelque chose revient très fort dans le tourisme B2C : le développement du flyer, ce petit dépliant ou format A5 ou A4 reprenant un itinéraire et ciblant une région, un pays... Bref, une idée précise pour un choix de vacances. Souvent très design, les flyers continuent leur développement dans les agences de voyages.
En ligne et/ou en print, ils informent sur les produits et packages touristiques. Des acteurs comme NAAR Bespoke Travel, Imagine Travel, Sudamerica Tours ou Wings ‘n Wheels utilisent de plus en plus ce format pour plusieurs raisons :
faciliter le choix lors d'une recherche de destination
cibler directement les points forts, les prix, les produits ;
sortir du simple PDF impersonnel ;
redevenir visibles physiquement sur les comptoirs ;
offrir un objet qu’on garde, feuillette et partage.
parfois éviter la publication de brochures... chères et éphémères
Et ce n’est pas un hasard : plusieurs études marketing soulignent le retour du print « émotionnel » et des supports tangibles dans un univers saturé de newsletters et de réseaux sociaux.
On voit apparaître plusieurs tendances fortes :
Le flyer devient un mini magazine
On ne vend plus seulement « un circuit » mais un univers :
Un flyer est papier petit format servant à promouvoir des évènements, produits, services ou idées.
Les flyers offrent de nombreux avantages : peu coûteux et faciles à produire;
Les éléments clés d’un flyer sont : un titre percutant, des visuels qui attirent les regards, des logos clairs (options, services inclus) complètent un texte explicatif;
Les flyers sont utilisés notamment pour annoncer une promotion, un évènement, lancer un produit, présenter une offre spéciale...
un flyer efficace définit les objectifs vers un public de voyageurs cible avec un contenu attrayant, une mise en page éditoriale ; des photos immersives ; du storytelling ; une typographie originale...
alors que les tour-opérateurs impriment de moins en moins de brochures, et sue les gens lisent et achètent de moins en moins la presse, le flyer va directement au vif du sujet!
Le retour du « tangible »
Dans les agences, les flyers sont distribués et donnent envie car:
les écrans diffusent déjà énormément d’informations ;
les newsletters sont noyées dans les mails ;
les réseaux sociaux sont ultra volatils et scrollés plus vite que leur ombre.
Le flyer redevient donc :
Un support de conversation avec le client ; un élément d'informations au point de vente.
Le print conserve une forte crédibilité marketing selon les tendances observées en 2026.
Les flyers résument et reprennent les tendances du marché
luxe, aventure, sur-mesure, destinations niches, trains, expéditions, voyages culturels, aventure en famille...
Exemples visibles actuellement :
NAAR Bespoke Travel → ultra lifestyle/luxe ;
Imagine Travel → approche immersive et expérientielle ;
Sudamerica Tours → spécialiste destination avec forte identité ;
Wings ‘n Wheels → niche passion/expérience ;
Original Travel → storytelling éditorial ;
Kuoni → brochures premium type coffee-table ;
Explora Journeys → communication entre magazine design et luxe hôtelier ;
Aman Resorts → publications très « art book ».
Une réponse à la fatigue numérique
Dans le tourisme, beaucoup de professionnels constatent une surcharge de mails ; baisse d’attention ; fatigue des contenus numériques ; uniformisation des posts sociaux. Le flyer physique permet de recréer du rêve, de la lenteur et surtout de l'info.
En conclusion, l'idéal pour un flyer est d'avoir son pendant sur internet et/ou son développement en ligne (avec toutes les infos que le flyer n'a pas la place de donner). Mais hélas, ce n'est pas toujours le cas, certains tour-opérateurs peinent encore à donner les infos complètes en cliquant sur leur site...
Coolcation, vive la fraîcheur du nord...
Coolcation? L'année 2026 en verra probablement la confirmation. Alors que les années précédentes ont connu des étés caniculaires, de nombreux touristes vont éviter de se rendre à cette saison dans le sud et certaines zones méditerranéennes, question d'éviter les chaleurs suffocantes et les risques liés à ces problématiques (annulations de visites, incendies) tout en évitant également le surtourisme inhérent à certains endroits du sud de l’Europe et de la Grande Bleue. Cette nouvelle tendance comprise par certains tour-opérateurs comme imagine TRAVEL par exemple, est de proposer depuis l'année passée ce genre de formule.
Un voyage d'étude en Suède avec ce tour-opérateur nous a démontré l'utilité de cette idée. Il va de soi que ce concept est lié à certaines destinations comme la Scandinavie, les pays Baltes, les îles britanniques, l'Islande les Féroé, etc., plutôt connues pour leur culture et leurs paysages que pour leur climat ensoleillé... Quoique les étés peuvent également y accueillir les ciels bleus et un soleil parfois généreux. Mais toujours à des températures supportables.
Ceci dit, coolcation ou pas, les pays d'Europe du nord fascinent pour leurs paysages, leurs ambiances, leur nature et culture... Toute l’année.
Brussels Airlines en légère baisse pour son premier trimestre 2026
Bruxelles, le 6 mai 2026 – Au premier trimestre 2026, Brussels Airlines enregistre un EBIT (Bénéfice Avant Intérêts et Impôts) ajusté de -55 millions d’euros, soit une baisse de 4 % par rapport à l’année précédente. Alors que la compagnie avait commencé l’année sur une solide performance en janvier et février, les évolutions nationales et géopolitiques du mois de mars ont pesé sur les résultats du premier trimestre. Comme c’est souvent le cas dans le secteur de l’aviation, le premier trimestre reste structurellement difficile. Au cours des trois premiers mois de 2026, Brussels Airlines a opéré 11 % de vols supplémentaires par rapport à l’année précédente, accueillant 1,9 million de passagers sur plus de 15 000 vols. Les revenus se sont élevés à 343 millions d’euros, représentant une hausse de 12,8 % sur un an.
Un début d’année bien parti et solide
En janvier et février 2026, Brussels Airlines a enregistré de bonnes performances opérationnelles. Par rapport à la même période l’année dernière, les sièges-kilomètres offerts (ASK) ont augmenté de 18 %, soutenus par une meilleure fiabilité opérationnelle. La demande passagers est restée robuste sur l’ensemble du réseau, en particulier sur les lignes vers l’Afrique subsaharienne.
Cette tendance positive a été interrompue en mars, avec une croissance de capacité limitée à seulement 1 % sur un an. La manifestation nationale du 12 mars a une nouvelle fois empêché Brussels Airlines d’opérer son programme de vols prévu, malgré le fait que la compagnie elle-même ne soit impliquée dans aucune des actions. Ces perturbations récurrentes continuent d’avoir un impact sévère sur les passagers, les employés et les performances financières de la compagnie.

Forte hausse des coûts du carburant en mars
Parallèlement aux tensions géopolitiques internationales au Moyen-Orient qui ont de plus en plus affecté le secteur aérien, Brussels Airlines a dû faire face dès le mois de mars à une forte augmentation des dépenses en carburant. Le coût du carburant par siège-kilomètre offert a augmenté d’environ 14 % par rapport à la même période l’année précédente, représentant une charge supplémentaire importante sur les résultats.
La stratégie de couverture carburant du Lufthansa Group a partiellement atténué l’impact, le rendant moins sévère que pour d’autres compagnies aériennes. Néanmoins, cette hausse illustre la sensibilité des performances des compagnies aériennes aux évolutions géopolitiques mondiales et aux marchés de l’énergie.

Redéploiement des capacités avant la saison estivale
En vue de la saison estivale, Brussels Airlines redéploie des capacités sur son réseau européen, en raison de l’annulation de vols vers le Moyen-Orient et de l’affectation anticipée d’un Airbus A320neo dans le cadre de sa planification réseau.
« Le monde actuel est tellement instable qu’il est impossible de prévoir où nous en serons dans seulement quelques semaines. Ce que nous savons, c’est que Brussels Airlines est aujourd’hui en meilleure forme qu’avant la crise du COVID. Nous devons néanmoins rester agiles et continuer à nous adapter rapidement à tout ce qui se présente à nous. En parallèle, nous continuons à investir de manière intelligente et disciplinée: dans notre marque, notre produit et notre flotte. L’arrivée de nouveaux appareils Airbus A320neo et la rénovation complète de notre lounge The Loft, sont des exemples concrets de la manière dont nous continuons à renforcer notre compagnie pour l’avenir, malgré les nombreuses incertitudes qui nous entourent. Nous remercions nos collègues pour leur engagement continu et leur agilité, essentiels pour évoluer dans cet environnement en perpétuel changement» conclut Nina Öwerdieck, directrice financière de Brussels Airlines
Maintenir la flexibilité dans un environnement incertain
Le premier trimestre 2026 démontre une nouvelle fois à quel point des chocs externes peuvent rapidement influencer les performances d’une compagnie aérienne. Bien que Brussels Airlines reste confiante dans sa stratégie à long terme, les tensions géopolitiques persistantes, la volatilité des prix du carburant et les perturbations nationales récurrentes continuent de créer un environnement opérationnel hautement imprévisible.
Brussels Airlines maintiendra donc une approche prudente et flexible dans les mois à venir, avec un fort accent mis sur la fiabilité opérationnelle, le contrôle des coûts et l’expérience client.
Une grève, encore une. Et une manifestation nationale.
Sans juger du fond de cette manifestation probablement légitime -- vue la brutalité des mesures à l'encontre du monde du travail-- à l’approche de la manifestation nationale du 12 mai (et des perturbations qui en découlent), le secteur aérien belge anticipe d'inévitables perturbations.
Tous les vols au départ et à destination de l'aéroport de Charleroi (BSCA) seront annulés le 12 mai et les passagers concernés auront été contactés d'ici là pour une nouvelle réservation ou un remboursement. Brussels Airport indique que seule la moitié des départs pourra être assurée. Organisée par les syndicats FGTB, CSC et CGSLB, la manifestation est la énième tentative de faire plier le gouvernement Arizona. La compagnie Brussels Airlines prévoit de réduire 60 % de ses vols avec les vols long-courriers les plus touchés. De nombreuses correspondances internationales sont menacées.
Toujours est-il que quand on parle d’aéroports qui ferment ou annulent des vols, qui est frappé de plein fouet ? Le secteur du tourisme (voir revendication de l'UPAV émise lors d'une grève précédente...).
Les opérations sont fortement désorganisées avec des équipes surchargées. Quant à la confiance des clients internationaux qui diminue... n’en parlons pas. Les coûts liés aux rebookings et remboursements augmentent ; les résultats financiers des agences seront encore impactés. Bref, tout le secteur déjà fragilisé par un contexte économique tendu va subir des perturbations qui aggravent la situation globale. Les agences de voyages (et l'UPAV) dénoncent une situation devenue difficilement soutenable. Elles sont impactées par ces conflits sociaux et en subissent les conséquences en première ligne. Et le pire est que si les négociations avec le gouvernement fédéral stagnent, de nouvelles mobilisations sont encore à craindre. Et à long terme, la clientèle va encore s'éroder et l’attractivité des aéroports belges de Zaventem et Charleroi pourrait encore être affectée.
Dubaï : la fin d’un mirage touristique ?
On parle aujourd’hui d’une crise terrible qui frappe Dubaï et ce, probablement à long terme (au moins un an, voir davantage). Une crise marquée par une chute spectaculaire du tourisme et la fermeture temporaire de nombreux hôtels, lesquels figurent parmi les plus luxueux de la planète. Une situation qui soulève une question qui, il y a encore quelques mois, aurait semblé impensable: la ville de Dubaï serait-elle une géante aux pieds d’argile?... Bon, pas de panique. Car parler comme certains de la « fin » du tourisme à Dubaï est prématuré. Même s'il va de soi que, suite au conflit Iran vs Israël-USA, la ville est littéralement vidée de ses touristes (internationaux)! Et que la main d'œuvre est renvoyée en ses quartiers. Du fait de sa dépendance excessive au tourisme mondial, inutile de préciser que la ville est exposée à la pire crise de son existence.
Certes, Dubaï renaîtra de ce marasme.
Mais quand et à quel prix ? On parle d'au moins un an... Ceci dit, l'Émirat conserve des atouts majeurs grâce à son hôtellerie de luxe internationalement reconnue, sa position géographique stratégique entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, sa capacité d’adaptation remarquable et bien-sûr la présence d’une compagnie aérienne parmi les plus performantes de la planète. De plus, les autorités locales ont déjà amorcé des stratégies de diversification, notamment vers les technologies, la finance et les industries créatives.
A l'analyse, depuis le début des années 2000, Dubaï s’est imposée comme une vitrine mondiale du luxe, de la démesure et de l’innovation architecturale. Des projets emblématiques comme le Burj Khalifa ou les îles artificielles de Palm Jumeirah ont contribué à construire l'image flamboyante d’une destination où l'argent coule à flot, où la réussite est sidérante, où tout semble possible. Malgré le côté sombre de la main d'oeuvre dont on ne parle que trop peu. Bref, le tourisme est devenu l’un des piliers de cette économie florissante, attirant des millions de visiteurs chaque année. Alors que Dubaï n’avait jamais attiré autant de visiteurs, elle tombe de haut. Les records précedents étaient encourageants :
17,15 millions de visiteurs en 2023,
18,72 millions en 2024,
19,59 millions en 2025. Et patatras en 2026
Trois années consécutives de croissance, culminant à un record historique. Le secteur hôtelier confirme cette dynamique avec environ 154 000 chambres réparties dans plus de 800 établissements et un taux d’occupation proche de 80 % pour près de 45 millions de nuitées en 2025.
Quelques chiffres parlent d'eux-mêmes
Une chute de 27 % de la demande dans la restauration liée au tourisme, une hausse de 13 % des coûts d’approvisionnement, un bradage de 30 à 60 % des prix dans l’hôtellerie de luxe et surtout, des pertes régionales estimées à 500 voire 600 millions de dollars par jour.
Même les symboles du luxe sont touchés. Le Burj Al Arab, l’un des hôtels les plus emblématiques au monde, a annoncé une fermeture temporaire d’environ 18 mois. Officiellement pour rénovation, cette décision intervient dans un contexte de ralentissement du tourisme haut de gamme.
Le tourisme représente environ 11 à 12 % du PIB de Dubaï (d'autres sources montent jusqu'à 20%).
Car on l'oublie mais c'est le secteur financier qui constitue probablement le plus grand moteur de l'économie dubaïote. L'International Financial Centre (DIFC), créé en 2004, regroupe plusieurs milliers d’entreprises actives dans la banque, l’assurance, la gestion d’actifs et la fintech. Le tourisme s'joute à cet écosystème dynamique. Près de 20 millions de visiteurs se sont rendus à Dubaï en 2025, dont environ 4 millions d’Européens.
Géant économique, équilibre fragile
Faut-il parler de « fin du tourisme » à Dubaï ? Pas de panique, il serait presque impossible que tout s'arrête. Et alors que les bombardements aléatoires des missiles iraniens semblent évaporés, le conflit s'est déplacé vers le détroit d'Ormuz et semble davantage contrarier le transit des pétroliers tout en perturbant le prix du barril et par là, le secteur aérien mondial. Mais la trajectoire du long terme reste orientée à la hausse et l’émirat conserve des avantages structurels majeurs : infrastructures, connectivité mondiale, attractivité fiscale... En attendant, beaucoup de promotions dans les hôtels permettent le 'staycation' et l'arrivée d'une clientèle de remplacement. Wait and see...
Les compagnies aériennes sous pression face à l’envolée du prix du kérosène
Un peu (beaucoup) en rapport avec l'info précédente quant au conflit du Moyen-Orient, la flambée des prix du kérosène bouleverse l’économie du transport aérien mondial. Depuis le début de l’année, plusieurs grandes compagnies ont annoncé des hausses massives de leurs coûts d’exploitation, entraînant une augmentation du prix des billets, des réductions de vols et des stratégies d’économie d’urgence.
Selon plusieurs médias spécialisés, le prix du kérosène est passé d’environ 99 dollars à près de 197 dollars le baril entre février et mars 2026. En Europe, le carburant aérien atteint désormais environ 1500 dollars la tonne. Une hausse brutale qui fragilise particulièrement les compagnies à faibles marges, notamment les transporteurs low-cost.
Pionnière du modèle ultra low-cost aux États-Unis, la compagnie Spirit Airlines cesse ses activités. Célèbre pour sa livrée jaune vif et sa politique tarifaire à bas coûts et après avoir lutté contre des difficultés financières chroniques et presque déposé le bilan à plusieurs reprises (2024 et 2025), la compagnie a officiellement annoncé la cessation définitive de ses activités en mai 2026. L'annulation immédiate de tous ses vols a été annoncée. Son réseau s'étendait sur tout le territoire américain et reliait les Caraïbes et l'Amérique latine, principalement au départ de la Floride.
Cette faillite marquerait-elle a fin d'une ère pour le transport aérien à bas coûts aux États-Unis? Toujours est-il que pas moins de 17 000 emplois sont menacés.
Quant au groupe franco-néerlandais Air France-KLM, il prévoit ainsi une augmentation de sa facture carburant de... 2,4 milliards de dollars sur l’année 2026. Ses dépenses totales en carburant pourraient atteindre 9,3 milliards de dollars. Face à cette situation, la compagnie a annoncé une hausse progressive de certains tarifs et un ralentissement de sa croissance sur le long-courrier.
Même constat chez Lufthansa. La compagnie allemande estime que la hausse des prix du carburant lui coûtera environ 1,7 milliard d’euros supplémentaires cette année. Pour préserver sa rentabilité, le groupe prévoit notamment la suppression de 20 000 vols pendant la saison estivale, tout en renforçant ses politiques d’économies internes et de couverture financière contre les variations du pétrole.
Les compagnies low-cost apparaissent comme les plus vulnérables. Leur modèle économique repose sur des billets à prix réduits et des marges très limitées. Chez Ryanair, la direction a déjà évoqué des risques de pénurie de kérosène pour l’été 2026. Plusieurs transporteurs européens ont commencé à réduire certaines lignes jugées moins rentables et à augmenter rapidement leurs tarifs.
En Asie, Cathay Pacific a indiqué que ses coûts carburant avaient doublé en quelques mois. La compagnie AirAsia a pour sa part instauré des surtaxes temporaires afin de compenser l’explosion des dépenses énergétiques.
Pour limiter les dégâts, les groupes aériens accélèrent également la modernisation de leurs flottes. Les avions de nouvelle génération, comme l’Airbus A350 ou les Airbus A330neo, consomment entre 20 et 25 % de carburant en moins que les appareils plus anciens. Plusieurs compagnies misent désormais sur ces appareils plus économes pour réduire durablement leurs coûts.
Le carburant représente aujourd’hui entre 20 % et 40 % des dépenses totales d’une compagnie aérienne selon son modèle économique. Dans ce contexte, la moindre hausse du pétrole peut rapidement faire disparaître les bénéfices du secteur.
Pour les voyageurs, les conséquences sont déjà visibles : billets plus chers, diminution des fréquences de vol, annulations et offre réduite sur certaines destinations. Après plusieurs années de reprise post-pandémie, le transport aérien entre ainsi dans une nouvelle zone de turbulences, dominée cette fois par la crise énergétique.
Quasi tous les navires de croisière évacués du Moyen-Orient
Après plusieurs semaines d’incertitude, la quasi-totalité des paquebots de croisière (bloqués dans les ports du Moyen-Orient et le détroit d'Ormuz) a finalement pu quitter la région. Le détroit d’Ormuz, axe stratégique majeur, après moult ouvertures et fermetures dues notamment au clown orange a été rouvert temporairement le week-end dernier, permettant aux compagnies maritimes d’évacuer rapidement leurs navires du golfe Persique.
TUI Cruises a ainsi annoncé que ses navires Mein Schiff 4 et Mein Schiff 5 ont franchi le détroit. De son côté, MSC Cruises a confirmé que le MSC Euribia a quitté Dubaï en toute sécurité et fait désormais route vers l’Europe. Le Celestyal Discovery aurait lui aussi quitté cette zone instable.
Tous ces déplacements se sont effectués sans passagers à bord. Ces derniers avaient été rapatriés au préalable vers leur pays d’origine par les compagnies, notamment via des vols affrétés.
Grâce à cette évacuation, les navires vont pouvoir reprendre leurs activités. Le MSC Euribia est attendu pour la saison estivale en Europe du Nord, avec des départs déjà confirmés depuis Kiel et Copenhague les 16 et 17 mai.
Cette opération marque la fin d’un épisode pénible autant que critique pour l’industrie des croisières. Désormais en route vers d’autres régions, les compagnies peuvent relancer leurs itinéraires. Toutefois, la situation au Moyen-Orient demeure incertaine : MSC Cruises, Costa Cruises, AIDA Cruises et Explora Journeys ont d’ores et déjà annoncé que leurs navires n’y opéreront pas durant l’hiver prochain. Et qui sait, pas avant longtemps?
Vers une pénurie de kérosène ? Un secteur aérien dans l'inquiétude
La situation imprévisible et ses conséquences autour du détroit d’Ormuz fait craindre une crise majeure du kérosène, avec des conséquences directes pour les compagnies aériennes. Comme le carburant représente jusqu’à 40 % de leurs coûts d’exploitation... inutile de préciser que toute hausse des prix du pétrole se répercute rapidement sur le modèle économique. Face à cette augmentation difficilement compressible, les compagnies n’ont d’autre choix que d’en transférer les coûts sur les prix des billets d'avion (surtout sur les classes affaire et première). Cela se traduit par l’introduction ou la hausse de surcharges carburant, parfois supérieures à 100 €. Même si certaines entreprises avaient anticipé via des mécanismes de couverture (achat de carburant à prix fixe), les effets de la hausse actuelle devraient se faire pleinement sentir dans les mois à venir. Bonne nouvelle ou moins mauvaise nouvelle pour la Belgique, dans son réseau de distribution du kérozène (raffiné à Anvers), celui-ci est livré à Zaventem via un pipeline de l'OTAN.
Si les billets déjà achetés restent globalement épargnés, certaines compagnies tentent d’imposer des ajustements tarifaires. En revanche, les réservations futures devraient subir une augmentation progressive et significative, laquelle a déjà commencé...
Dans ce contexte géopolitique instable, les experts redoutent donc une aggravation de la situation. Le pire des cas verrait une flambée des prix du pétrole avec un baril avoisinant et dépassant les 120 dollars. Des analyses évoquent une possible hausse des prix des billets de 20 à 40 % sur certaines liaisons si la crise perdure.
À cela s’ajoutent des contraintes opérationnelles : pour éviter les zones à risque, les avions doivent emprunter des routes plus longues, augmentant la consommation de carburant. Parallèlement, les primes d’assurance augmentent et les incertitudes géopolitiques pèsent davantage sur les coûts d’exploitation.
Lufthansa va supprimer 20 000 vols court-courriers
Le groupe Lufthansa a décidé de réduire son offre cet été en supprimant certaines liaisons court-courriers, principalement depuis Francfort et Munich (jugées moins rentables). Jusqu’à 20 000 vols seront ainsi retirés du programme d'ici octobre, ce qui représente seulement une diminution d’environ 1 % de la capacité totale. Cette décision vise bien entendu à atténuer les effets de la flambée des prix du kérosène, qui ont doublé depuis le début du conflit en Iran. Le groupe estime que ces ajustements permettront d’économiser plus de 40 000 tonnes de carburant.
Ces mesures s’inscrivent dans une réorganisation plus large du réseau européen, couvrant les six principaux hubs du groupe : Francfort, Munich, Zurich, Vienne, Bruxelles et Rome. Si la capacité est réduite en Allemagne, certaines liaisons au départ de Zurich, Vienne et Bruxelles seront au contraire renforcées. Une mise à jour complète du programme de vols d’été est attendue d’ici fin avril ou début mai.
À court terme, environ 120 vols sont déjà annulés chaque jour jusqu’à la fin mai. Certaines destinations, comme Bydgoszcz, Rzeszów en Pologne et Stavanger au départ de Francfort, sont temporairement suspendues. En parallèle, plusieurs lignes sont réorganisées et opérées via d’autres hubs du groupe.
Ceci dit, à l'instar de nombreuses compagnies, l’approvisionnement en carburant pour les semaines à venir reste sécurisé, notamment grâce à des achats anticipés et à des mécanismes de couverture des prix.
KLM a également annoncé plusieurs grands ajustements à son programme de vols pour les mois à venir. La compagnie néerlandaise va supprimer quelques liaisons européennes devenues temporairement non rentables en raison de la forte hausse du coût du kérosène. Au total, ce sont tut de même 80 vols aller-retour qui seront annulés. KLM précise toutefois que ces suppressions représentent une part infime (moins de 1 %) de son offre en Europe et insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une pénurie de carburant, mais bien d’un problème lié à l’augmentation des coûts d’exploitation.
Quant aux compagnies low-cost européennes, elles apparaissent particulièrement vulnérables en raison de marges réduites et dès lors de leur forte dépendance au prix du carburant. Les transporteurs du Golfe, quant à eux, subissent des perturbations liées à leur dépendance aux hubs régionaux. Les grandes compagnies traditionnelles, mieux armées financièrement, parviennent davantage à absorber le choc, tout en le répercutant partiellement sur les passagers.
Si la crise devait se prolonger, le secteur aérien pourrait entrer dans une phase durable marquée par une hausse généralisée des prix et une réduction de l’offre sur certaines routes.
Les passagers concernés seront automatiquement reprogrammés sur les prochains vols disponibles. Étant donné que les destinations touchées sont par exemple Londres ou Düsseldorf, elles sont déjà desservies plusieurs fois par jour. KLM assure que des solutions alternatives pourront être proposées rapidement.
Alors qu'approchent les vacances de mai aux Pays-Bas (période comme il se doit traditionnellement chargée), KLM indique mettre tout en œuvre pour permettre aux voyageurs de rejoindre leur destination de vacances dans les meilleures conditions...
Qatar Airways revient à Brussels Airport et renforce son réseau estival
A partir de cet été, Qatar Airways va poursuivre l’expansion de son réseau international avec plus de 150 destinations desservies, selon une annonce officielle publiée sur son site. Parmi les nouveautés, Brussels Airport verra des vols à partir du 16 juin.
Ce programme ajusté s’étendra jusqu’au 15 septembre et inclut à la fois l’ouverture de nouvelles lignes ainsi qu’une augmentation des fréquences vers et depuis son hub de Doha. L’objectif est de répondre à la forte demande estivale tout en offrant davantage de flexibilité aux passagers dans l’organisation de leurs déplacements.
La compagnie a également prévu des conditions commerciales assouplies pour les voyageurs disposant de réservations entre le 28 février et le 15 septembre. Ceux-ci peuvent modifier leur vol sans frais, sous réserve de disponibilité, jusqu’au 31 octobre, ou opter pour un remboursement du billet non utilisé.
Qatar Airways précise toutefois que les horaires restent susceptibles d’évoluer en fonction de la situation géopolitique, notamment liée au conflit en Iran. La compagnie recommande ainsi aux passagers de vérifier régulièrement les détails de leur réservation.
Emirates renforce (momentanément) ses vols ex-BRU
Emirates renforce son offre (temporairement mais espérons davantage encore pour la suite) entre Bruxelles et Dubaï en ajoutant quatre rotations supplémentaires jusqu’au 30 avril inclus.
Ces vols additionnels sont programmés les 23, 25, 28 et 30 avril. Ils prévoient un départ l’après-midi depuis Bruxelles et un retour le matin au départ de Dubaï. Plus précisément, le vol EK184 quitte Brussels Airport à 15 h 20 pour arriver à Dubaï le lendemain à 00 h 50. Dans l’autre sens, le vol EK183 décolle de Dubaï à 7 h 10 et atterrit à Bruxelles à 13 h 20.
Ces rotations viennent s’ajouter au vol de nuit au départ de Bruxelles vers Dubaï ainsi qu’au vol de midi (retour). Avant le conflit du Golfe, Emirates exploitait ses deux vols quotidiens sur cette liaison. En raison de la situation actuelle, la compagnie a été contrainte de se limiter pour l’instant à une seule rotation par jour. Mais grâce à ces vols supplémentaires, elle va essayer de rétablir temporairement l’ensemble de son programme habituel. Qui on l’espère devrait s’accroître avec le temps.
À ce jour, le réseau d’Emirates comprend plus de 300 vols quotidiens vers plus de 120 destinations à travers le monde. Avant le conflit, la compagnie en assurait environ 500 par jour.
Dossier spécial d'Infos en direct sur l'intervention en Iran et dans le Golfe (en direct)
C'est l'info ou plutôt l'avalanche d'infos et de défis qui tombent sur les agences de voyages depuis le 28 février. Des infos qui occulteraient l'actualité simple et les nouveautés à signaler. Ce dossier complet se trouve donc sur ce lien ou cliquez sur l'image...
Les vols "sauts de puce" de Brussels Airlines: une erreur de communication
Une publicité de Brussels Airlines pour des vols Bruxelles-Paris (eh oui, ça existe encore alors que Air France a résolu le problème il y a des années) a suscité la controverse et a ranimé le débat sur les “sauts de puce” effectués en avion sur de courtes distances.
La pub ? La voici : “Réservez maintenant votre vol vers Paris dès 156 euros, aller simple avec 8 kg de bagage à main inclus”. Elle a été diffusée par Brussels Airlines sur Facebook, non sans susciter les fameuses critiques. La compagnie affirme avoir commis une erreur alors que de l’autre côté, les responsables politiques ne décolèrent pas.

Ceci dit et à la décharge de la compagnie: remettons tout cela calmement sur la table.
Y a-t-il de bonnes liaisons ferroviaires, oui… et non.
Car elles ne mènent pas directement de CDG vers notre aéroport par exemple. Pourquoi devraient-elles le faire après tout? CDG concurrence BRU et vice versa. Mais les usagers qui prendraient ces vols « saut de puce » sont souvent des voyageurs en transit ou en partance vers, ou depuis, notre hub national, vers l’Afrique par exemple. Et alors qu’on parle de liaisons directes et d’arrêt des TGV à BRU airport, ce serait une bonne chose. Et qui devrait commencer à se mettre en place avec la liaison des TGV de la Deutsche Bahn.
Outre le fait que le train est moins polluant (pas spécialement moins cher), et dans l’absolu moins chronophage, la mise en valeur de vols dits sauts de puce a fait réagir notamment Benoît Cerexhe, bourgmestre bruxellois qui voudrait interdire tous les vols reliant des villes distantes de moins de 500 km, ainsi que d’autres mesures visant le secteur aérien. Idem pour le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke, qui se dit déjà favorable a supprimrr ces vols en cas d’alternative crédible. (ndlr : mais il n’y en pas vraiment…)
Brussels Airlines a donc retiré sa publicité et affirme qu’il s’agissait d’une erreur. Et dans la foulée, assure également vouloir supprimer ses vols vers Paris avec le même argument, à savoir si des liaisons ferroviaires directes sont mises en place depuis Brussels Airport alors ce sera ok.
On sait qu’Air France a supprimé ses vols pour les remplacer par le train depuis Bruxelles midi avec acheminement des bagages. La gare a même reçu son code iata ZYR. Lequel est utilisé pour ce segment ferroviaire entre Bruxelles-Midi et l'aéroport de de CDG. Et ça fonctionne depuis des années. Cela devrait bien arriver un jour en ce qui concerne notre aéroport bruxellois. Voir l'article qui suit.
#BrusselsAirlines #Paris #Aviation #CompagnieAerienne #TransportAerien #Belgique #VolCourtCourrier #Communication
Une nouvelle liaison ferroviaire Anvers–Cologne via Brussels Airport
Tant que nous parlons de trains et d'aéroports, une problématique (pleine de solutions) est signée avec cette nouvelle liaison ferroviaire Anvers–Cologne via Brussels Airport annoncée pour septembre. Et qui entrera en service avec une particularité notable: elle sera proposée en codeshare entre Deutsche Bahn et Brussels Airlines. Concrètement, le trajet en train recevra un numéro de vol et pourra être réservé comme n’importe quelle correspondance aérienne. Les billets sont d’ores et déjà disponibles.
À partir du 7 septembre, un ICE direct quittera Cologne à 6h11 pour desservir successivement Aix-la-Chapelle, Liège, Louvain et Brussels Airport, avant de poursuivre vers Anvers.Durée estimée entre Cologne et Brussels Airport : environ deux heures. La liaison sera exploitée deux fois par jour dans chaque sens.
Cette intégration rend à l’aéroport une connexion internationale directe à grande vitesse, un atout majeur en matière de mobilité et de desserte transfrontalière.
Cette liaison est un pilier de la stratégie intermodale du Lufthansa Group. Dieter Vranckx, Chief Commercial Officer, souligne que l’amélioration des liaisons ferroviaires vers les hubs permet de rendre les voyages « plus fluides, plus efficaces et plus durables ».
Ce produit codeshare Brussels Airlines Express Rail permettra :
· une réservation combinée train + vol dans un seul dossier,
· une correspondance garantie en cas de retard,
· l’accumulation de miles Miles & More,
· l’accès inclus aux transports publics locaux en Allemagne.
Il ouvre également un accès optimisé aux 180+ destinations proposées par Brussels Airlines.
La CEO de Brussels Airlines, Dorothea von Boxberg, met en avant l’importance du bassin de population de l’Ouest allemand, notamment pour les voyageurs ayant des racines en Afrique subsaharienne : un segment clé de la compagnie. Selon elle, ce partenariat avec Deutsche Bahn offre « les correspondances les plus durables possibles », avec l’ambition d’étendre encore les liaisons ferroviaires dans le futur. Quant au CEO de Brussels Airport, Arnaud Feist, il salue également "une étape majeure pour la connectivité internationale de la Belgique".
Un renforcement de l’offre existante
Cette nouvelle liaison vient compléter un dispositif déjà dense :
· huit ICE quotidiens relient actuellement l’Allemagne et la Belgique, via Liège et Bruxelles,
· Eurostar assure également plusieurs connexions à grande vitesse entre les deux pays.
Avec l’axe Anvers–Cologne, c’est surtout Brussels Airport qui bénéficie d’un accès direct à l’hinterland ouest-allemand, améliorant encore son attractivité dans la compétition des hubs européens.
Focus sur Malte !
L'année 2025 a marqué une année historique pour Malte avec un record absolu sur le marché belge.
· 85 882 voyageurs belges, soit +4,4 % vs 2024 (plus haut niveau jamais enregistré).
· 530 834 nuitées (+5,7 %)
· Séjour moyen : 6,2 nuits
· Dépenses totales : 82,7 M€ (+8,8 %)
· Dépense moyenne : 963 € par voyage (156 €/nuit)
Cette tendance forte est due au fait que les Belges recherchent davantage de qualité — gastronomie, culture, hôtels de charme, expériences authentiques — et voyagent de plus en plus hors saison.
Malte a accueilli 4,02 millions de touristes (+12,9 %), pour 3,9 milliards d’euros de dépenses (+18,6 %).Dépense moyenne : 971 € par touriste et 153 € par nuit.
Presque 1 Belge sur 5 visite Malte en hiver.
· Motivations : climat doux, culture, citytrips, disponibilité de vols directs.
· Répartition désormais équilibrée sur les 4 saisons.
· Public dominant : 25–44 ans, suivi des 45+ actifs.
Connectivité 2026 : accès renforcé depuis la Belgique
· Vols quotidiens depuis la Belgique via :
o Brussels Airport → KM Malta Airlines
o Charleroi → Ryanair
· Nouveau pour 2026 : un vol matinal supplémentaire chaque mardi (avril–octobre) depuis Brussels Airport pour répondre à la demande croissante du marché belge.
Nouveaux hôtels majeurs en 2026
Ouvertures clés :
· Hard Rock Hotel Malta – ouverture juillet 2026 à St Julian’s : nouveau hotspot lifestyle.
· Meliá Hotels International – 9 nouveaux hôtels à Malte et Gozo sur 3 ans.
· NH Collection – ouverture fin 2026 à Sliema (268 chambres, rooftop, piscine, spa).
· Romègas Hotel – boutique-hôtel haut de gamme ouvrant au printemps 2026 dans un palais du XVIᵉ siècle à Valletta.
· Casa Bonavita, Attard – ouverture très attendue en 2026, déjà citée parmi les nouvelles adresses les plus prometteuses au monde.
Positionnement 2026 : une destination compacte, premium et quatre saisons
Malte consolide son image grâce à :
· Un patrimoine exceptionnel (dont des sites UNESCO)
· Une scène gastronomique en plein essor
· Des baies et lagons iconiques
· Une hôtellerie plus haut de gamme
· Une accessibilité renforcée depuis la Belgique
Les performances 2025 confirment un message clair : les voyageurs belges adoptent durablement Malte comme destination de qualité, toute l’année.
Tintin prend l'avion... objectif lune!
Bruxelles, le 12 février 2026 – Brussels Airlines présente fièrement sa toute dernière Belgian Icon, un hommage à l’une des créations belges les plus appréciées à l’international : Tintin.

La compagnie a dévoilé son avion fraîchement repeint (A320 – OO-SNJ), inspiré de l’univers d’Hergé et des célèbres aventures sur la Lune et dans l’espace du héros et de son fidèle compagnon Milou... Il s’agit du deuxième appareil aux couleurs de Tintin dans la collection Belgian Icons. Le nouveau design a été développé en étroite collaboration avec Tintinimaginatio, qui a exploré plusieurs pistes créatives. Le thème de la Lune et de l’espace s’est rapidement imposé comme le choix le plus pertinent: immédiatement reconnaissable, émotionnellement fort et visuellement saisissant. Son lien avec l’aviation — à travers le vol, l’altitude et l’exploration — en faisait une évidence, tandis que son esthétique épurée garantissait une livrée raffinée et équilibrée. Le concept final met en scène les personnages de Tintin en apesanteur, créant un effet visuel léger et dynamique sur le fuselage.

« Après l’incroyable succès du premier avion Tintin – Rackham – Brussels Airlines a décidé de poursuivre l’aventure. Et nous avons accepté leur proposition sans la moindre hésitation. Nous y voyons d’ailleurs la première étape vers la célébration du 100e anniversaire de TINTIN le 10 janvier 2029. » – Nick Rodwell, CEO, Tintinimaginatio
« La bande dessinée est un élément essentiel de l’identité culturelle belge, et l’œuvre d’Hergé continue d’inspirer des personnes dans le monde entier. Ce n’est pas un hasard si “Rackham” fut notre toute première Belgian Icon. Avec ce nouvel appareil, nous approfondissons cet héritage et renforçons notre mission de mettre en valeur la créativité belge à travers le monde. Nous sommes fiers d’emporter une nouvelle icône de la culture belge dans les airs et d’offrir à nos passagers une expérience unique. »– Dorothea von Boxberg, CEO, Brussels Airlines
© Brussels Airlines / Hergé / Tintinimaginatio 2026
À propos des Belgian Icons
Comme chaque Belgian Icon, ce nouvel avion incarne l’ambition de la compagnie d’emporter un petit morceau de Belgique dans les airs et de partager le meilleur du pays avec le monde.
Brussels Airlines a introduit sa toute première Belgian Icon, Rackham (OO-SNB), en 2015. Plus de dix ans plus tard, Rackham reste l’un des avions les plus photographiés au monde et continuera de voler dans la flotte de la compagnie jusqu’en 2027.
Avec OO-SNJ, Brussels Airlines élargit son hommage à Tintin en ajoutant un deuxième appareil célébrant l’univers intemporel créé par Hergé.
En novembre 2022, la nouvelle version de Trident — l’avion dédié aux Diables Rouges et aux Red Flames, les équipes nationales masculines et féminines de football de Belgique — a été présentée. En avril 2024, la deuxième édition d’Amare, issue d’une collaboration avec le célèbre festival Tomorrowland, a été dévoilée. Atomium, la quatrième Belgian Icon, a été révélée en mars 2025.
Parmi les précédentes Belgian Icons figurent :
· Magritte, membre de la flotte entre 2016 et 2021, rendant hommage au peintre surréaliste belge René Magritte.
· Aerosmurf, qui a « schtroumpfé » la flotte entre 2018 et 2023, créé à la suite d’un concours de design organisé par Brussels Airlines.
· Bruegel, célébrant le peintre flamand Pieter Bruegel l’Ancien, qui a parcouru le monde entre 2019 et 2023.
BSCA: la taxe des 3 euros supprimée
Elle aurait dû contribuer aux finances communales de la ville de Charleroi mais elle est suspendue... On se souvient de la réaction de Michael O'Leary qui avait menacé de supprimer des vols si celle-ci, ainsi que la taxe du gouvernement Arizona (de 10 euros) étaient maintenues. Et c'est le gouvernement wallon lui-même qui a officiellement annulé cette taxe communale que la Ville de Charleroi souhaitait appliquer aux passagers de Brussels South Charleroi Airport. Elle devait entrer en vigueur en 2026, mais l’exécutif régional a estimé qu’elle constituait une mesure disproportionnée, pouvant nuire à la compétitivité de l’aéroport et à l’économie régionale. En stoppant cette initiative, la Wallonie à mis fin à une fausse bonne idée qui aurait alourdi le coût des billets au départ de l'aéroport et risqué de fragiliser cet aéroport, comme on le sait, largement dépendant du trafic low cost.
La décision a été immédiatement saluée par Ryanair, principal opérateur de Charleroi, qui avait menacé de réduire sa présence si la taxe était maintenue. Avec la suppression de cette surcharge, la compagnie a confirmé qu’elle opérerait l’intégralité de son programme pour l’été 2026, prévoyant même une croissance d’environ 9 % du trafic par rapport à 2025. Pour l’aéroport, qui reste le deuxième plus important de Belgique, cette issue préserve son modèle économique, fondé sur des coûts maîtrisés et une attractivité tarifaire forte.
Sur le plan pratique, les voyageurs ne verront donc aucune augmentation locale du prix de leur billet au départ de Charleroi. Il convient toutefois de distinguer cette taxe annulée d’une autre mesure : la taxe aérienne fédérale belge, mise en place en 2022 et destinée à augmenter à partir de 2027. Celle-ci reste d’actualité et pourrait renchérir les départs depuis tous les aéroports du pays, mais elle n’est pas liée à la décision communale récemment bloquée.
En résumé, la suppression de la taxe communale de Charleroi consolide la position de l’aéroport dans un environnement très concurrentiel, sécurise le maintien des lignes existantes et garantit aux passagers une stabilité tarifaire à court terme, tout en évitant une tension supplémentaire entre les autorités régionales et les compagnies aériennes.
Cuba: ¿ Qué pasa ?
Cuba traverse une période des plus difficiles pour le moment. Une crise énergétique profonde, exacerbée par les sanctions américaines (blocus en vue) voit la réduction des livraisons de pétrole vénézuélien, ce qui entraîne des perturbations massives dans les transports, l’économie et la vie quotidienne. Dans ce contexte, le secteur du tourisme, pilier économique du pays, s’effondre, tandis que les relations avec les États-Unis sont les pires depuis des décennies.
Cela fait plusieurs mois que Cuba fait face à une pénurie sévère de carburant, en particulier de kérosène nécessaire au fonctionnement des avions commerciaux. Cette crise énergétique a des conséquences dramatiques.
Les compagnies aériennes internationales annulent ou réduisent leurs vols vers Cuba. Plusieurs transporteurs, dont des compagnies russes et canadiennes, ont choisi de suspendre temporairement leurs liaisons aériennes en raison de l’impossibilité de s’approvisionner en carburant. Air Canada a annoncé suspendre ses liaisons à destination de l'île dès ce mardi 10 février.
Les services essentiels sont affectés. La distribution d’électricité, les transports publics et même certains services d’urgence subissent des coupures ou un rationnement sévère. Cela alimente un mécontentement croissant au sein de la population.
Des touristes bloqués avec des vols annulés et de nombreux visiteurs internationaux risquent de se trouver coincés sur place ou doivent faire face à des itinéraires alternatifs coûteux pour rentrer chez eux.
Les autorités cubaines dénoncent l’impact des mesures coercitives imposées par les États-Unis comme cause essentielle de la crise énergétique, arguant que les restrictions sur l’importation de carburants aggravent une situation déjà fragile.
Le tourisme représente depuis longtemps une source majeure de devises pour l’économie cubaine. Or, déjà en 2025, le pays a enregistré une baisse significative du nombre de visiteurs internationaux, avec une chute d’environ 17,8 % par rapport à l’année précédente. Plusieurs facteurs expliquent ce déclin :
· Moins de vols directs vers l’île. La suspension de liaisons aériennes essentielles limite drastiquement la capacité d’accueil des voyageurs.
· Risques logistiques croissants. Coupures d’électricité, pénuries d’eau et difficultés pour accéder à des services touristiques de base rendent l’expérience de voyage moins attractive.
· Avertissements gouvernementaux. Des pays européens ont publié des conseils déconseillant les voyages non essentiels vers Cuba, en raison de l’instabilité des transports et des services publics.
La perspective d’une nouvelle chute du tourisme en 2026 inquiète les acteurs du secteur, qui redoutent une perte supplémentaire de revenus alors même que l’économie nationale peine déjà à se stabiliser.
Affaire brûlante à suivre..
KM Malta Airlines étend son offre sur Bruxelles
Durant la prochaine saison estivale, Malta Airlines ajoutera un vol matinal supplémentaire le mardi au départ de Bruxelles. Celui-ci viendra s’ajouter au vol quotidien du soir vers la capitale maltaise, La Valette. Ce vol supplémentaire sera opéré le mardi du 7 avril au 20 octobre. Il décollera de Malte à 6h10 et atterrira à Bruxelles à 9h15. Le vol retour partira à 10h05 pour une arrivée à Malte à 12h55.
Les vols quotidiens du soir existants sont maintenus, avec un départ à 16h30 depuis Malte et à 20h25 depuis Bruxelles.
O’ Leary vs Musk
Décidément, il n’y a pas une semaine où l’inénarable Michael O’Leary, PDG de Ryanair, fait parler de lui. Et il faut dire que nous, on adore ! L’Irlandais a remercié Elon Musk pour la publicité générée lors d’une querelle sur X, née des commentaires du milliardaire américano-sudafricain fâché que Michael ait osé refuser son système Starlink à bord de ses avions. Et O’Leary de dégainer et de répondre en affirmant que les ventes des billets Ryanair avaient augmenté de 2 à 3 % en cinq jours à peine et que le site de la compagnie avait reçu plusieurs millions de visites supplémentaires grâce aux propos et remontrances de Musk.

Eh oui, le conflit a débuté lorsque Ryanair a refusé d’adopter la technologie Starlink de SpaceX pour le wifi à bord. Et cela, en raison notamment de toutes sortes de coûts supplémentaires et soi-disant de carburant. Musk a réagi en suggérant qu’il aimerait racheter Ryanair pour licencier O’Leary, le qualifiant "d’insupportable" et "d'idiot" !
Et O’Leary de rétorquer lors d’une opération marketing de son plus pur style intitulée «Great Idiots Seat Sale», en lançant une vente de 100 000 billets à 17 euros tout en tournant Musk en dérision. Ceci dit, Il serait impossible au milliardaire pseudo inventeur de Tesla de racheter la compagnie irlandaise du fait des règles européennes (dans ce cas-ci et pour une fois, O’Leary semble s'en réjouir, lol).
Par contre, O'Leary a indiqué que Musk était libre d’investir dans les actions de la compagnie. Même si en vertu de la réglementation européenne, Musk n’étant pas européen, il ne pourrait jamais détenir une participation majoritaire dans une compagnie aérienne européenne (ndlr : les compagnies aériennes de l’UE doivent en effet être majoritairement détenues par des ressortissants de l’UE, de Suisse, Norvège, Islande ou du Liechtenstein).
Les deux dirigeants, réputés pour leurs nombreuses provocations, ont ainsi amplifié leur rivalité. O’Leary a annoncé qu’il offrirait à Musk un billet Ryanair gratuit pour la publicité générée, affirmant qu’il acceptait volontiers les insultes ("qui ne sont pas pires que celles de ses adolescents", sic) si ces dernières stimulaient les ventes !
Ceci dit, est-ce bien nécessaire d'avoir le wifi à bord pour des vols qui durent moins de deux heures? Franchement, on peut encore se passer du baxter internet dans nos intraveineuses de cybernautes, ça ira, merci.
Avitour, nouveautés 2026
Dans un communiqué publié sur linkedin, Avitour a annoncé quelques nouveautés. Et a précisé que comme le secteur du voyage évolue constamment, Avitour s’en accommode consciemment. Pour cette année 2026, Avitour fait un pas important en avant sous un nouveau look.
"Ce n’est pas un changement superficiel, mais un choix clair pour une identité plus forte, plus proche de qui nous sommes aujourd’hui et de là où nous voulons aller.
💡 Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
- Canaux de communication plus clairs et reconnaissables
- Plus d’accent mis sur l’efficacité et le travail plus intelligent
- Investissements dans des outils numériques, y compris des solutions d’IA
- Une approche communautaire forte dans laquelle la connexion, le partage des connaissances et le travail ensemble sont au cœur
- En 2026, nous renforcerons encore notre communauté Avitour en tant que moteur d’inspiration, de collaboration et de croissance
- Encore plus de soutien aux agences de voyage pour qu’elles croissent de manière plus rentable
Notre promesse reste inchangée, mais elle sera plus forte que jamais :
Avitour, donnant du pouvoir à votre agence de voyage.
Pour nos partenaires, cela signifie :
👉 un groupe tourné vers l’avenir, axé sur la professionnalisation, la formation et la coopération durable avec ses agences de voyage affiliées et ses partenaires.
Pour les agences de voyage – et ceux qui envisagent de rejoindre – cela signifie :
👉 Des conseils personnels, des outils concrets et un réseau qui réfléchit vraiment.
Ensemble, nous construisons une communauté de voyageurs forte, efficace et connectée. Passons à l’étape suivante. Ensemble."
Ryanair, des menaces aux actes ?

Après les menaces, les actes? Ryanair veut supprimer massivement des vols en Belgique. Lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi par son magnager, l'inénarrable O’Leary, la compagnie aérienne low cost Ryanair va mettre ses menaces à exécution. À partir de cette année et pour l'année prochaine, le transporteur irlandais va réduire drastiquement son offre en Belgique, avec la suppression de plus d’un million de sièges au départ des aéroports belges.
Cette décision concerne les deux aéroports belges. Au total, la compagnie prévoit une baisse d’environ 22 % de ses capacités en Belgique, incluant la suppression de jusqu’à 20 routes et le retrait de cinq avions basés à Charleroi. En cause, encore et toujours, la hausse des taxes aériennes décidée par le gouvernement Arizona et la taxe communale de Charleroi. Ryanair dénonce notamment l’augmentation de la taxe fédérale sur les billets d’avion, qui doit atteindre 10 euros par passager, ainsi que la future taxe locale supplémentaire à Charleroi (3 euros) qui vient d'être votée.

Selon la direction de la compagnie, ces mesures rendent les aéroports belges moins compétitifs que ceux de pays voisins, où la fiscalité est jugée plus favorable.
La compagnie prévient que cette première vague de suppressions pourrait ne pas être la dernière. Une nouvelle réduction d’environ un million de sièges est envisagée pour 2027 si la politique fiscale belge n’est pas revue, portant la baisse totale à près de deux millions de sièges en deux ans. Les conséquences pourraient être importantes pour les voyageurs et le secteur aérien : moins de destinations disponibles, une offre réduite, et potentiellement une hausse des prix sur certaines liaisons. Les retombées économiques et sociales inquiètent également les acteurs locaux, notamment en matière d’emplois liés à l’aéroportuaire et au tourisme. Ryanair, de son côté, affirme vouloir redéployer ses avions vers des pays jugés plus attractifs sur le plan fiscal, accentuant ainsi la pression sur le gouvernement belge.
European Sleeper veut s'agrandir...
European Sleeper veut relancer son train de nuit Paris–Berlin et accélérer son expansion européenne. La coopérative ferroviaire European Sleeper confirme son ambition : redonner une place centrale aux trains de nuit en Europe. Après avoir remis sur les rails une liaison reliant Bruxelles, Amsterdam, Berlin et Prague, l’opérateur annonce la relance du train de nuit direct Paris–Berlin à partir de fin mars 2026, tout en préparant de nouvelles extensions majeures de son réseau. La ligne Paris–Berlin, abandonnée fin 2025 par les opérateurs historiques faute de subventions, sera exploitée trois fois par semaine dans chaque sens. Le train desservira notamment Bruxelles, avant de rejoindre la capitale allemande au petit matin. Les voyageurs pourront choisir entre plusieurs niveaux de confort, de la couchette partagée à des compartiments plus privatifs, avec des tarifs d’appel autour de 70 euros pour un aller simple.
L’objectif est clair : proposer une alternative crédible à l’avion, plus sobre en carbone et permettant d’économiser une nuit d’hôtel. Cette relance s’inscrit dans une stratégie plus large. European Sleeper prévoit dès l’été 2026 l’ouverture d’une nouvelle liaison de nuit vers l’Italie, reliant Bruxelles et Amsterdam à Milan via la Suisse. À plus long terme, la coopérative étudie d’autres axes structurants du sud de l’Europe, notamment vers l’Espagne, afin de constituer un véritable réseau continental de trains de nuit.

Pour financer cette croissance, l’entreprise s’appuie sur un modèle coopératif original, combinant capitaux privés, investissements citoyens et partenariats institutionnels. Plusieurs campagnes de financement participatif ont déjà permis de soutenir l’acquisition et la modernisation du matériel roulant, ainsi que le lancement de nouvelles lignes.
Dans un contexte de transition écologique et de remise en question des vols court-courriers, European Sleeper entend démontrer que le train de nuit peut redevenir un pilier du transport européen: pratique, compétitif et compatible avec les objectifs climatiques. La relance de Paris–Berlin marque ainsi une étape symbolique dans le retour en grâce d’un mode de voyage longtemps délaissé, mais aujourd’hui en pleine renaissance.
Le Maroc a accueilli 20 millions de touristes
On se souvient des autorités marocaines qui avaient fixé comme objectif d’accueillir 10 millions de touristes par an dans le cadre de leur stratégie touristique « Vision 2010 » il y a plus de 20 ans. On peut dire après coup et après deux décennies, que ce succès énorme a continué de plus belle avec des ambitions touristiques qui ont évolué vers des objectifs encore et beaucoup plus élevés : à savoir 26 millions de visiteurs d’ici 2030, soutenus par des investissements dans les infrastructures et une promotion internationale accrue. De fait, le Maroc vient de battre son record touristique en 2025 en accueillant quasi 20 millions de touristes (19,8 millions exactement). Ce niveau jamais atteint auparavant dans l’histoire du pays représente une hausse d’environ 14 % par rapport à 2024, où le Maroc avait déjà enregistré un flux touristique élevé (environ 17,4 millions de visiteurs). Cette performance s’accompagne d’un record de recettes touristiques d’environ 124 milliards de dirhams (plus de 13 milliards de dollars), en progression de près de 19 % par rapport à l’année précédente.
Les autorités marocaines attribuent cette progression à la diversification de l’offre touristique, le renforcement des liaisons aériennes internationales et l’amélioration des infrastructures et services.
Les nouvelles capitales européennes de la culture...
Chaque année, deux villes occupent la place de capitale culturelle européenne. Cette initiative existe depuis 1985 avec la création du concept de "Ville européenne de la culture" (Athènes fut la première ville désignée...) En 1999, le programme a été renommé "Capitale européenne de la culture" et est devenu une action communautaire officielle.
L'année 2000 était exceptionnelle avec neuf villes désignées (dont Avignon, Bruxelles, Prague) pour célébrer le nouveau millénaire. et depuis 2005, c'est généralement deux ou trois villes de pays différents qui sont choisies chaque année pour un meilleur roulement et une plus grande visibilité. Ceci dit, on serait bien en peine de parfois citer celles de l’année passée, voire les années d’avant! Cette initiative a pour but de promouvoir l’identité culturelle européenne, encourager les échanges et soutenir le développement culturel local. Si certaines années comptent trois villes, la plupart du temps, ce sont deux villes ou des projets transfrontaliers ou régionaux qui sont choisis. Saviez-vous que les capitales culturelles attirent en général un public plutôt local ou national de visiteurs, plus rarement de l'étranger...? Même si le but serait d'attirer davantage ces derniers.
Donc, les deux capitales européennes de la culture 2026 seront donc Oulu (Finlande) et Trenčín (Slovaquie). VoyagePROmaG compte visiter ces deux villes et les mettre en exergue cette année également…
Tant que nous y sommes, quelles étaient les villes les autres années ?
En 2025, c’étaient les villes de Chemnitz (Allemagne) et de Nova Gorica (Slovénie);
En 2024: Bad Ischl (Autriche), Bodø (Norvège) et Tartu (Estonie).
En 2023 ? Eliéusis (Grèce) et Timișoara (Roumanie) ainsi que Veszprém (Hongrie).
En 2022, c'était Esch-sur-Alzette (Luxembourg), Kaunas (Lituanie) et Novi Sad (Serbie)…
Et pour l'an prochain ? Ce sera Liepāja (Lettonie) et Évora (Portugal)
Puis en 2028 : České Budějovice (République tchèque), Bourges (France) et Skopje (Macédoine du Nord). En 2029, ce seront Lublin (Pologne) et Kiruna (Suède). Et en 2030 ? Leuven (Belgique) qui a raflé le titre à Namur (eh oui) ainsi que Nikšić (Monténégro)…
Toujours est-il que notre bonne vieille Europe regorge de villes fascinantes et extraordinaires dont on ignore parfois même le nom et la situation. Mais qui méritent absolument le voyage tant elles ont d’ambiances, d’histoire, de culture et de patrimoine à présenter !
Volotea, compagnie low-cost s’implante également à Brussels Airport.
À partir de la prochaine saison (début mars), l’aéroport de Bruxelles accueillera un nouvel acteur économique avec l’arrivée de la compagnie aérienne espagnole Volotea. Celle-ci lancera une liaison directe entre Bruxelles et les Asturies (Oviedo), dans le nord de l’Espagne, avec plusieurs vols hebdomadaires.
Cette nouvelle ligne revêt une importance particulière du fait qu'il s’agit de la première implantation de Volotea à Brussels Airport. D’autre part, elle s’inscrit dans un contexte de recomposition du paysage aérien espagnol. Jusqu’à présent, la compagnie opérait essentiellement depuis l’aéroport de Charleroi, proposant notamment des liaisons saisonnières vers Nantes, Bordeaux ou Nice.
Le choix de Brussels Airport marque une étape stratégique pour la compagnie qui veut toucher un public plus large et renforcer sa présence sur un marché combinant voyages d’affaires et tourisme. Pour les passagers, cette évolution se traduit par une offre élargie et un accès direct à une région espagnole encore peu desservie mais si belle et riche en patrimoine et nature. L’ouverture de la ligne vers les Asturies intervient également dans un contexte bien précis: Ryanair a en effet annoncé son retrait complet de l’aéroport des Asturies à la fin de la saison hivernale, entraînant également la disparition de la liaison avec BSCA. Cette décision fait suite à un désaccord entre Ryanair et l’exploitant aéroportuaire AENA concernant des hausses tarifaires prévues. Il faut savoir que Ryanair réduira sa capacité dans les aéroports régionaux espagnols d’environ 1,2 million de sièges lors de la prochaine saison estivale, les Asturies étant totalement retirées de son réseau...
Volotea profite dès lors du vide laissé par Ryanair pour renforcer significativement son offre au départ des Asturies. Il s’agit d’une évolution positive tant pour l’aéroport et la région concernée que pour le marché belge, qui bénéficie de nouvelles opportunités de connexion. Réputées pour leur côte sauvage, leurs paysages montagneux verdoyants et leur riche tradition culinaire, les Asturies demeuraient jusqu’à présent relativement méconnues du grand public.
FRAM engage Sofie Van den Driessche et vise le marché belge
Le tour-opérateur français vient d'annoncer la nomination de Sofie Van den Driessche comme Directrice générale Benelux à partir du 2 janvier 2026. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du déploiement de FRAM sur le Benelux, avec une première implantation en Belgique en 2026. Sofie dispose de plus de vingt ans d’expérience dans le secteur du tourisme en Belgique, notamment pour TUI Belgium où elle avait également occupé plusieurs postes stratégiques. Son objectif sera de faciliter l’implantation de FRAM en Belgique et d'y développer des partenariats locaux.
davantage d'infos asap
L'UPAV revendique deux choses
Nous avons déjà évoqué le communiqué de l'UPAV concernant les grèves et manifestations dont les agences de voyages ont dû subir frontalement la sixième vague la semaine dernière. Loin de l'UPAV l’idée de contester la légitimité de celles-ci, mais l'Union Professionnelle des Agences de Voyages voit par contre son secteur impacté directement et violemment par ces évènements indépendants de sa volonté. A savoir, un travail fait urgemment et parfois dans le stress, pour assurer le bon fonctionnement et le suivi des vacances, déplacements, vols, re-réservations, hôtellerie, locations en tout genres...
En un mot comme en cent, l'UPAV voudrait que:
1) soit mis en place un service minimum (ndlr: bagagistes, contrôleurs, douanes, immigration...) dans les aéroports belges, pour éviter la paralysie totale lors des mouvements sociaux.
2) ensuite, reconnaître officiellement les grèves comme cas de force majeure, afin que les agences de voyages n’endossent plus seules les responsabilités et charges financières d’événements qu’elles ne contrôlent pas et dont elles ne sont aucunement responsables et les premières souvent à en pâtir. Car si ces évènements étaient considérés comme des cas de force majeure, au même titre que les cataclysmes ou autres phénomènes indépendants de la volonté des voyageurs, ils seraient couvertes et les organisateurs exonérés de leur responsabilités.
Si cela semble encore utopique, la logique voudrait que cela aille dans ce sens.
Les exemples de force majeure jusqu'à présent sont les épidémies (pandémies...), catastrophes naturelles (tremblements de terre, éruptions volcaniques), guerres et attentats.
Donc, à quand les grèves et manifestations en "force majeure", mêmes programmées ?
Antwerp Airport au bout du rouleau ?
Antwerp Airport est en grande difficulté alors que déjà en 2024, il avait enregistré une perte nette d’environ 658 000 euros. Il faut savoir que cet aéroport cumule des déficits depuis plusieurs années. Quant au nombre de passagers, il est faible et toujours en baisse: il n’a eu qu’environ 210 000 passagers l’an passé. Les raisons sont les suivantes:
L’aéroport travaille avec un petit nombre d’acteurs dont 70 % du chiffre d’affaires est lié à la compagnie TUI fly Belgium. Laquelle a notamment rencontré quelques problèmes techniques avec ses appareils, qui ont fortement impacté l’aéroport (et a quitté Liège Airport également...)
Ajoutons sa localisation: l’aéroport est situé à une cinquantaine de km de Brussels Airport et doit également faire face à d’autres aéroports régionaux concurrents, ce qui rend l’attraction de trafic plus difficile.
L'aéroport a des Infrastructures limitées, notamment une piste relativement courte (~1 510 mètres) ce qui limite les types d’avions pouvant l’utiliser et dès lors, empêchent un trafic de plus gros porteurs.
Les coûts de fonctionnement ainsi que les contraintes réglementaires et environnementales jouent toujours contre les aéroports. De ce fait, des coûts plus élevés en termes de taxes locales et de permis environnementaux pèsent sur la rentabilité. Tandis que les riverains se plaignent des nuisances sonores. Il y a en effet un débat sur l’utilité de cet aéroport proche d’une zone urbaine, notamment en matière de nuisances, d’environnement et d’opportunité par rapport aux transports publics.
Trop faible diversification: l’aéroport est majoritairement orienté vers les jets privés avec également une école de pilotage et à peine quelques vols commerciaux opérés par TUI fly, lesquels ne vont pas sauver la mise.
Le nombre de mouvements aériens et de passagers est en baisse depuis plusieurs années, l’aéroport ne servant désormais qu’environ 570 passagers par jour... Et des estimations calculent que les coûts pour le contribuable sont élevés. La direction se résout à conclure le fait que l’aéroport a trop peu d’activités pour atteindre l’équilibre et n’envisage dès lors pas de continuer pendant les années à venir a reconnu son PDG Nathan De Valck. La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder, insiste sur le fait que le soutien régional à l’aéroport d’Anvers reste justifié, tout en reconnaissant la nécessité de trouver des “synergies” pour réduire les subventions.
Quant au parti d’opposition Groen, il a renouvelé son appel à la Cour des comptes pour qu’elle examine toutes les subventions accordées aux aéroports régionaux... Lequel parti est désormais soutenu par Vooruit et le CD&V qui remettent eux aussi en question la poursuite de ces financements publics...

























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