Dernières infos (7 mai)
- Eric Valenne
- il y a 17 heures
- 11 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 10 heures

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Brussels Airlines en légère baisse pour son premier trimestre 2026
Bruxelles, le 6 mai 2026 – Au premier trimestre 2026, Brussels Airlines enregistre un EBIT (Bénéfice Avant Intérêts et Impôts) ajusté de -55 millions d’euros, soit une baisse de 4 % par rapport à l’année précédente. Alors que la compagnie avait commencé l’année sur une solide performance en janvier et février, les évolutions nationales et géopolitiques du mois de mars ont pesé sur les résultats du premier trimestre. Comme c’est souvent le cas dans le secteur de l’aviation, le premier trimestre reste structurellement difficile. Au cours des trois premiers mois de 2026, Brussels Airlines a opéré 11 % de vols supplémentaires par rapport à l’année précédente, accueillant 1,9 million de passagers sur plus de 15 000 vols. Les revenus se sont élevés à 343 millions d’euros, représentant une hausse de 12,8 % sur un an.
Un début d’année bien parti et solide
En janvier et février 2026, Brussels Airlines a enregistré de bonnes performances opérationnelles. Par rapport à la même période l’année dernière, les sièges-kilomètres offerts (ASK) ont augmenté de 18 %, soutenus par une meilleure fiabilité opérationnelle. La demande passagers est restée robuste sur l’ensemble du réseau, en particulier sur les lignes vers l’Afrique subsaharienne.
Cette tendance positive a été interrompue en mars, avec une croissance de capacité limitée à seulement 1 % sur un an. La manifestation nationale du 12 mars a une nouvelle fois empêché Brussels Airlines d’opérer son programme de vols prévu, malgré le fait que la compagnie elle-même ne soit impliquée dans aucune des actions. Ces perturbations récurrentes continuent d’avoir un impact sévère sur les passagers, les employés et les performances financières de la compagnie.

Forte hausse des coûts du carburant en mars
Parallèlement aux tensions géopolitiques internationales au Moyen-Orient qui ont de plus en plus affecté le secteur aérien, Brussels Airlines a dû faire face dès le mois de mars à une forte augmentation des dépenses en carburant. Le coût du carburant par siège-kilomètre offert a augmenté d’environ 14 % par rapport à la même période l’année précédente, représentant une charge supplémentaire importante sur les résultats.
La stratégie de couverture carburant du Lufthansa Group a partiellement atténué l’impact, le rendant moins sévère que pour d’autres compagnies aériennes. Néanmoins, cette hausse illustre la sensibilité des performances des compagnies aériennes aux évolutions géopolitiques mondiales et aux marchés de l’énergie.
Redéploiement des capacités avant la saison estivale
En vue de la saison estivale, Brussels Airlines redéploie des capacités sur son réseau européen, en raison de l’annulation de vols vers le Moyen-Orient et de l’affectation anticipée d’un Airbus A320neo dans le cadre de sa planification réseau.
« Le monde actuel est tellement instable qu’il est impossible de prévoir où nous en serons dans seulement quelques semaines. Ce que nous savons, c’est que Brussels Airlines est aujourd’hui en meilleure forme qu’avant la crise du COVID. Nous devons néanmoins rester agiles et continuer à nous adapter rapidement à tout ce qui se présente à nous. En parallèle, nous continuons à investir de manière intelligente et disciplinée: dans notre marque, notre produit et notre flotte. L’arrivée de nouveaux appareils Airbus A320neo et la rénovation complète de notre lounge The Loft, sont des exemples concrets de la manière dont nous continuons à renforcer notre compagnie pour l’avenir, malgré les nombreuses incertitudes qui nous entourent. Nous remercions nos collègues pour leur engagement continu et leur agilité, essentiels pour évoluer dans cet environnement en perpétuel changement» conclut Nina Öwerdieck, directrice financière de Brussels Airlines
Maintenir la flexibilité dans un environnement incertain
Le premier trimestre 2026 démontre une nouvelle fois à quel point des chocs externes peuvent rapidement influencer les performances d’une compagnie aérienne. Bien que Brussels Airlines reste confiante dans sa stratégie à long terme, les tensions géopolitiques persistantes, la volatilité des prix du carburant et les perturbations nationales récurrentes continuent de créer un environnement opérationnel hautement imprévisible.
Brussels Airlines maintiendra donc une approche prudente et flexible dans les mois à venir, avec un fort accent mis sur la fiabilité opérationnelle, le contrôle des coûts et l’expérience client.
Une grève, encore une. Et une manifestation nationale.
Sans juger du fond de cette manifestation probablement légitime -- vue la brutalité des mesures à l'encontre du monde du travail-- à l’approche de la manifestation nationale du 12 mai (et des perturbations qui en découlent), le secteur aérien belge anticipe d'inévitables perturbations.
Tous les vols au départ et à destination de l'aéroport de Charleroi (BSCA) seront annulés le 12 mai et les passagers concernés auront été contactés d'ici là pour une nouvelle réservation ou un remboursement. Brussels Airport indique que seule la moitié des départs pourra être assurée. Organisée par les syndicats FGTB, CSC et CGSLB, la manifestation est la énième tentative de faire plier le gouvernement Arizona. La compagnie Brussels Airlines prévoit de réduire 60 % de ses vols avec les vols long-courriers les plus touchés. De nombreuses correspondances internationales sont menacées.
Toujours est-il que quand on parle d’aéroports qui ferment ou annulent des vols, qui est frappé de plein fouet ? Le secteur du tourisme (voir revendication de l'UPAV émise lors d'une grève précédente...).
Les opérations sont fortement désorganisées avec des équipes surchargées. Quant à la confiance des clients internationaux qui diminue... n’en parlons pas. Les coûts liés aux rebookings et remboursements augmentent ; les résultats financiers des agences seront encore impactés. Bref, tout le secteur déjà fragilisé par un contexte économique tendu va subir des perturbations qui aggravent la situation globale. Les agences de voyages (et l'UPAV) dénoncent une situation devenue difficilement soutenable. Elles sont impactées par ces conflits sociaux et en subissent les conséquences en première ligne. Et le pire est que si les négociations avec le gouvernement fédéral stagnent, de nouvelles mobilisations sont encore à craindre. Et à long terme, la clientèle va encore s'éroder et l’attractivité des aéroports belges de Zaventem et Charleroi pourrait encore être affectée.
Dubaï : la fin d’un mirage touristique ?
On parle aujourd’hui d’une crise terrible qui frappe Dubaï et ce, probablement à long terme (au moins un an, voir davantage). Une crise marquée par une chute spectaculaire du tourisme et la fermeture temporaire de nombreux hôtels, lesquels figurent parmi les plus luxueux de la planète. Une situation qui soulève une question qui, il y a encore quelques mois, aurait semblé impensable: la ville de Dubaï serait-elle une géante aux pieds d’argile?... Bon, pas de panique. Car parler comme certains de la « fin » du tourisme à Dubaï est prématuré. Même s'il va de soi que, suite au conflit Iran vs Israël-USA, la ville est littéralement vidée de ses touristes (internationaux)! Et que la main d'œuvre est renvoyée en ses quartiers. Du fait de sa dépendance excessive au tourisme mondial, inutile de préciser que la ville est exposée à la pire crise de son existence.
Certes, Dubaï renaîtra de ce marasme.
Mais quand et à quel prix ? On parle d'au moins un an... Ceci dit, l'Émirat conserve des atouts majeurs grâce à son hôtellerie de luxe internationalement reconnue, sa position géographique stratégique entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, sa capacité d’adaptation remarquable et bien-sûr la présence d’une compagnie aérienne parmi les plus performantes de la planète. De plus, les autorités locales ont déjà amorcé des stratégies de diversification, notamment vers les technologies, la finance et les industries créatives.
A l'analyse, depuis le début des années 2000, Dubaï s’est imposée comme une vitrine mondiale du luxe, de la démesure et de l’innovation architecturale. Des projets emblématiques comme le Burj Khalifa ou les îles artificielles de Palm Jumeirah ont contribué à construire l'image flamboyante d’une destination où l'argent coule à flot, où la réussite est sidérante, où tout semble possible. Malgré le côté sombre de la main d'oeuvre dont on ne parle que trop peu. Bref, le tourisme est devenu l’un des piliers de cette économie florissante, attirant des millions de visiteurs chaque année. Alors que Dubaï n’avait jamais attiré autant de visiteurs, elle tombe de haut. Les records précedents étaient encourageants :
17,15 millions de visiteurs en 2023,
18,72 millions en 2024,
19,59 millions en 2025. Et patatras en 2026
Trois années consécutives de croissance, culminant à un record historique. Le secteur hôtelier confirme cette dynamique avec environ 154 000 chambres réparties dans plus de 800 établissements et un taux d’occupation proche de 80 % pour près de 45 millions de nuitées en 2025.
Quelques chiffres parlent d'eux-mêmes
Une chute de 27 % de la demande dans la restauration liée au tourisme, une hausse de 13 % des coûts d’approvisionnement, un bradage de 30 à 60 % des prix dans l’hôtellerie de luxe et surtout, des pertes régionales estimées à 500 voire 600 millions de dollars par jour.
Même les symboles du luxe sont touchés. Le Burj Al Arab, l’un des hôtels les plus emblématiques au monde, a annoncé une fermeture temporaire d’environ 18 mois. Officiellement pour rénovation, cette décision intervient dans un contexte de ralentissement du tourisme haut de gamme.
Le tourisme représente environ 11 à 12 % du PIB de Dubaï (d'autres sources montent jusqu'à 20%).
Car on l'oublie mais c'est le secteur financier qui constitue probablement le plus grand moteur de l'économie dubaïote. L'International Financial Centre (DIFC), créé en 2004, regroupe plusieurs milliers d’entreprises actives dans la banque, l’assurance, la gestion d’actifs et la fintech. Le tourisme s'joute à cet écosystème dynamique. Près de 20 millions de visiteurs se sont rendus à Dubaï en 2025, dont environ 4 millions d’Européens.
Géant économique, équilibre fragile
Faut-il parler de « fin du tourisme » à Dubaï ? Pas de panique, il serait presque impossible que tout s'arrête. Et alors que les bombardements aléatoires des missiles iraniens semblent évaporés, le conflit s'est déplacé vers le détroit d'Ormuz et semble davantage contrarier le transit des pétroliers tout en perturbant le prix du barril et par là, le secteur aérien mondial. Mais la trajectoire du long terme reste orientée à la hausse et l’émirat conserve des avantages structurels majeurs : infrastructures, connectivité mondiale, attractivité fiscale... En attendant, beaucoup de promotions dans les hôtels permettent le 'staycation' et l'arrivée d'une clientèle de remplacement. Wait and see...
Les compagnies aériennes sous pression face à l’envolée du prix du kérosène
Un peu (beaucoup) en rapport avec l'info précédente quant au conflit du Moyen-Orient, la flambée des prix du kérosène bouleverse l’économie du transport aérien mondial. Depuis le début de l’année, plusieurs grandes compagnies ont annoncé des hausses massives de leurs coûts d’exploitation, entraînant une augmentation du prix des billets, des réductions de vols et des stratégies d’économie d’urgence.
Selon plusieurs médias spécialisés, le prix du kérosène est passé d’environ 99 dollars à près de 197 dollars le baril entre février et mars 2026. En Europe, le carburant aérien atteint désormais environ 1500 dollars la tonne. Une hausse brutale qui fragilise particulièrement les compagnies à faibles marges, notamment les transporteurs low-cost.
Pionnière du modèle ultra low-cost aux États-Unis, la compagnie Spirit Airlines cesse ses activités. Célèbre pour sa livrée jaune vif et sa politique tarifaire à bas coûts et après avoir lutté contre des difficultés financières chroniques et presque déposé le bilan à plusieurs reprises (2024 et 2025), la compagnie a officiellement annoncé la cessation définitive de ses activités en mai 2026. L'annulation immédiate de tous ses vols a été annoncée. Son réseau s'étendait sur tout le territoire américain et reliait les Caraïbes et l'Amérique latine, principalement au départ de la Floride.
Cette faillite marquerait-elle a fin d'une ère pour le transport aérien à bas coûts aux États-Unis? Toujours est-il que pas moins de 17 000 emplois sont menacés.
Quant au groupe franco-néerlandais Air France-KLM, il prévoit ainsi une augmentation de sa facture carburant de... 2,4 milliards de dollars sur l’année 2026. Ses dépenses totales en carburant pourraient atteindre 9,3 milliards de dollars. Face à cette situation, la compagnie a annoncé une hausse progressive de certains tarifs et un ralentissement de sa croissance sur le long-courrier.
Même constat chez Lufthansa. La compagnie allemande estime que la hausse des prix du carburant lui coûtera environ 1,7 milliard d’euros supplémentaires cette année. Pour préserver sa rentabilité, le groupe prévoit notamment la suppression de 20 000 vols pendant la saison estivale, tout en renforçant ses politiques d’économies internes et de couverture financière contre les variations du pétrole.
Les compagnies low-cost apparaissent comme les plus vulnérables. Leur modèle économique repose sur des billets à prix réduits et des marges très limitées. Chez Ryanair, la direction a déjà évoqué des risques de pénurie de kérosène pour l’été 2026. Plusieurs transporteurs européens ont commencé à réduire certaines lignes jugées moins rentables et à augmenter rapidement leurs tarifs.
En Asie, Cathay Pacific a indiqué que ses coûts carburant avaient doublé en quelques mois. La compagnie AirAsia a pour sa part instauré des surtaxes temporaires afin de compenser l’explosion des dépenses énergétiques.
Pour limiter les dégâts, les groupes aériens accélèrent également la modernisation de leurs flottes. Les avions de nouvelle génération, comme l’Airbus A350 ou les Airbus A330neo, consomment entre 20 et 25 % de carburant en moins que les appareils plus anciens. Plusieurs compagnies misent désormais sur ces appareils plus économes pour réduire durablement leurs coûts.
Le carburant représente aujourd’hui entre 20 % et 40 % des dépenses totales d’une compagnie aérienne selon son modèle économique. Dans ce contexte, la moindre hausse du pétrole peut rapidement faire disparaître les bénéfices du secteur.
Pour les voyageurs, les conséquences sont déjà visibles : billets plus chers, diminution des fréquences de vol, annulations et offre réduite sur certaines destinations. Après plusieurs années de reprise post-pandémie, le transport aérien entre ainsi dans une nouvelle zone de turbulences, dominée cette fois par la crise énergétique.
Le secteur des croisières gagne encore du terrain...
Le marché de la croisière poursuit sa progression en Belgique et dans le monde. Selon les chiffres 2025 publiés par la Cruise Lines International Association, le secteur confirme sa solidité après une année 2024 déjà record. Leader du marché belge, MSC Cruises annonce également des résultats historiques, avec une hausse de 6 % du nombre de passagers belges par rapport à 2024.
« 2025 a été notre meilleure année à ce jour », souligne Frank Van den Steen, Country Manager Benelux de MSC Cruises. Des dizaines de milliers de Belges ont choisi la compagnie pour leurs vacances en mer, renforçant encore sa position dominante sur le marché national.
Au niveau mondial, la croissance du secteur se confirme depuis la reprise post-pandémie. Après 31,7 millions de passagers en 2023 et 34,6 millions en 2024, les croisières ont attiré 37,2 millions de voyageurs en 2025. Les projections tablent désormais sur 42 millions de passagers à l’horizon 2029.
L’Europe suit la même dynamique avec 8,9 millions de croisiéristes en 2025. En Belgique, le marché reste stable à un niveau élevé avec 92 000 voyageurs, contre 93 000 en 2024 et seulement 66 000 avant la pandémie, en 2019.
MSC Cruises attribue cette popularité croissante au rapport qualité-prix des croisières. La formule « tout compris » séduit de plus en plus de voyageurs grâce à la combinaison entre découverte de destinations, confort à bord, gastronomie, bien-être et animations familiales.
La clientèle évolue également. La compagnie constate un rajeunissement du public, avec davantage de familles et un âge moyen de 46 ans. Les navires récents attirent particulièrement les jeunes voyageurs grâce à leurs infrastructures dédiées aux enfants et adolescents.
Autre tendance marquante: la montée en gamme des réservations. Sept passagers sur dix privilégient désormais les cabines avec balcon, tandis que les offres premium comme le MSC Yacht Club gagnent en popularité auprès des clients belges, réputés plus enclins à investir dans des prestations haut de gamme.
Côté destinations, la Méditerranée demeure le marché principal de MSC Cruises, représentant 55 % des réservations. Les Caraïbes affichent toutefois la plus forte croissance, avec une progression de 16 % par rapport à 2024. Pour soutenir ce développement, la compagnie a récemment inauguré le navire MSC World America ainsi qu’un nouveau terminal à Miami, présenté comme le plus grand terminal de croisière au monde.
Malgré les incertitudes géopolitiques actuelles, MSC Cruises se montre « prudemment optimiste » pour 2026. La compagnie estime que la demande pour des destinations proches comme la Méditerranée pourrait continuer à soutenir la croissance du secteur dans les prochains mois.
Lancement de quelques vols...
C'est toujours une bonne idée d'inviter un journaliste pro B2B et B2C pour votre communication...
Récemment, VoyagePROmaG a assisté au vol inaugural de la
LOT Polish Airlines sur Gdansk qui s'en est suivi d'un voyage de presse et d'un reportage B2B (à lire en cliquant ici) et bientôt B2C dans la presse généraliste.
Idem avec la LATAM qui va inaugurer dans moins d'un mois une ligne BRU vers GRU, à lire en cliquant ici...
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